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Michael Rousseau n’est pas un reflet de la communauté anglophone

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Les Québécois francophones avaient certainement raison d’être indignés par le fait que la compagnie aérienne nationale du Canada, Air Canada, ait choisi inexplicablement un directeur général qui n’est pas bilingue.  

J’aimerais préciser que Michael Rousseau est l’exception plutôt que la règle aujourd’hui. La grande majorité des membres de la communauté anglophone du Québec qui y sont restés parlent français et beaucoup d’entre nous travaillons dans la langue de la majorité. 

Nous avons déployé des efforts considérables au cours des dernières décennies pour nous adapter. Il est également très important pour nous que nos enfants parlent la langue française.   

  • Écoutez l'entrevue de l'ancien député Robert Libman à QUB radio:   

Nos écoles ont très bien réussi à élaborer des programmes d’immersion en français et de français intensif comme deuxième langue, afin de s’assurer la maîtrise de la langue par nos jeunes à leur sortie de l’école secondaire. 

Un stéréotype qui n’existe plus

Une raison importante pour laquelle l’affaire Rousseau a été si bouleversante pour nous est que l’épisode renforce un vieux stéréotype qui n’existe plus vraiment. 

Le débat linguistique et la protection de la langue française ne devraient pas être un vase communicant. L’amélioration et la protection de la langue française ne devraient pas nécessiter l’élimination des vestiges de l’anglais ou l’affaiblissement de la communauté anglophone. Nous faisons partie de la solution. Pas du problème. 

Le bilinguisme est le ciment qui unit nos deux communautés et les anglophones sont fiers du caractère unique de la ville de Montréal en Amérique du Nord, et nous ne voulons pas que ce caractère francophone diminue. Cependant, nous continuons d’exister et de vivre ici et nous poursuivons nos efforts pour être inclus en tant que segment intégral de la société québécoise. 

Nous croyons que les modifications apportées à la loi 101 (projet de loi 96) par exemple, vont trop loin et envoient le message que nos efforts pour apprendre et parler français n’ont pas été reconnus ou appréciés. C’est peut-être la perception de certains francophones, mais ce n’est plus la réalité. 

L’affaire Michael Rousseau a été très dommageable et a blessé les Québécois francophones et anglophones, qui doivent continuer à se respecter mutuellement si nous voulons que notre ville et notre province prospèrent. 

Chantal Poirier / JdeM

Robert Libman

Ex-député à l'Assemblée nationale et ex-chef du Parti Égalité

Ex-maire de Côte-Saint-Luc

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