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Suzuki : faire la différence

Suzuki : faire la différence
Martin Chevalier / JdeM

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Nick Suzuki ne s’est jamais caché pour prendre le blâme pour les insuccès du Canadien. 

Très souvent, il soulignait qu’il ne répondait pas aux attentes.

« Je dois mieux jouer, » a-t-il souligné.

Il est conscient qu’il doit faire la différence.

Qu’il doit être le leader, qu’il doit se démarquer, qu’il doit être le meilleur.

Et il veut être le meilleur.

Ses performances des derniers matchs confirment qu’il possède toutes les ressources pour se faufiler parmi un groupe très sélect.

Jeudi soir, le Canadien et Nick Suzuki ont surpris les Flames et ont surpris les partisans.

Pendant toute la soirée, on a revu des séquences du printemps dernier.

On a revu une équipe qui ne souffrait d’aucun complexe, une formation capable de composer avec l’adversité.

Suzuki et Jake Evans, un joueur qui progresse à un rythme étonnant, ont mené l’attaque avec de la créativité, avec de la rapidité, avec de la détermination, créant ainsi la confusion et surtout l’inquiétude chez la brigade défensive des Flames, jusqu’ici impressionnante depuis le début de la saison.

Ce match soulevait de sérieux doutes.

Pourquoi?

La fiche de la saison des deux équipes n’avait rien pour espérer l’improbable.

Et, on ne sait jamais quelle équipe se présentera pour la mise en jeu initiale. Trop souvent cette saison, le Canadien a laissé l’adversaire dicter le scénario et, rarement, a-t-il une réplique pour soutenir le suspense.

Sauf que tout récemment, le Tricolore a pris des initiatives après avoir concédé le premier but du match. Un point positif a-t-on soulevé au cours des derniers jours.

Après un peu plus de deux minutes, c’était 1-0 les Flames, une rondelle qui a dévié devant Jack Allen.

La question était donc : va-t-on baisser les bras comme on l’a fait trop souvent ou allait-on voir une équipe respectant les engagements qu’on exige des joueurs?

La réponse est venue.

Un effort soutenu, un jeu plus convaincant.

On était donc en mesure de s’attendre à une solide performance du Canadien, après tout, on avait établi un bon échec-avant, tous les trios sauf celui Christian Dvorak, fonctionnaient bien, la brigade défensive en général, réagissait avec assurance devant les attaques des Flames, bref, tous les espoirs étaient permis.

On a vu une équipe prête à relever un défi de taille, un Canadien combatif, impliqué dans ses actions, tenant tête à un rival ayant récolté 10 points de plus depuis le début de la saison.

Il a répliqué à la robustesse des Flames, particulièrement après le but marqué par Brendan Gallagher.

Si Dominique Ducharme a parlé en maintes occasions du manque de concentration de la part de ses équipiers, jeudi soir, c’était une formation différente. Les patineurs du Canadien ont compétitionné au même niveau que les Flames et sans doute mieux.

Calgary est une formation qui va forcer l’adversaire à commettre des erreurs.

Le Canadien a répliqué en exerçant une pression constante sur le porteur de la rondelle.

Dans le cercle des mises en jeu, le Tricolore a été plus efficace.

Au niveau des unités spéciales, on a eu l’impression que malgré des effectifs modifiés en raison des blessures, cette formation, celle du printemps dernier, était de retour.

L’intimidation des Flames, celle que prône l’entraineur Darry Sutter, n’a aucunement dérangé les joueurs du Canadien. Bien au contraire. Le Tricolore ne s’est jamais senti aussi à l’aise. À chaque mise en échec, il a répliqué. Il n’a jamais été aussi intense dans les coins de la patinoire. Très souvent, il a gagné ses batailles pour la possession de la rondelle.

Et, on revient toujours à ce cliché : tes meilleurs joueurs doivent faire la différence.

Les meilleurs du Canadien ont justement offert une solide performance.

Nick Suzuki a été brillant pendant 22,06 minutes.

Ben Chiarot a donné le ton à la ligne bleue.

Jake Evans, encore une fois, a été étonnant et brillant.

Et. surprise, Alexander Romanov, graduellement, gagne en confiance et attire l’attention des entraineurs au point qu’en fin de match, on lui a confié la mission de freiner l’attaque des Flames. Il a très bien répondu.

Et, comme il se doit, le gardien doit jouer avec assurance. Jake Allen a été intraitables après la première période.

Bref, chacun a mis l’épaule à la roue.

Le match marquait le retour de Ryan Poehling et même s’il n’a joué que 8,06 minutes, il a bien faire dans les circonstances.

Sans doute, la meilleure performance de la saison.

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