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Un an après avoir tué son père, il peut sortir

La cour l’avait déclaré non criminellement responsable

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Moins d’un an après avoir tué son père à coups de machette, un meurtrier aura droit à des sorties accompagnées, a décidé un tribunal administratif.

« On n’a pas d’inquiétude dans ses relations avec les autres patients, il socialise. Il parle à sa mère chaque jour. Une relation thérapeutique s’établit avec l’ensemble de l’équipe », peut-on lire dans la décision concernant Marc-André Giroux.

En novembre 2020, Giroux, 32 ans, avait pourtant tué son père, Guy Giroux, lors d’un délire psychotique à Val-des-Monts en Outaouais. 

Sa mère avait appelé les policiers et à leur arrivée, le meurtrier était dans une salle de bain en train de vomir.

« Il a affirmé aux agents de la Sûreté du Québec qu’il avait exorcisé son père », indique la Commission d’examen des troubles mentaux en rappelant que selon une psychiatre, l’épisode psychotique était depuis résolu et que Giroux ne semblait plus avoir de délires quant à certaines personnes.

Déclaré non criminellement responsable en juin dernier, Giroux avait été envoyé en hôpital psychiatrique. 

Depuis, il s’est inscrit à un groupe de « rencontres-café » pour parler de maladie et un autre sur les bonnes habitudes de vie.

« Il veut travailler son ouverture vers les autres », note la Commission en reconnaissant toutefois que Giroux en est seulement au début de son processus thérapeutique et que même si son état mental s’est grandement stabilisé, il reste du travail à faire.

Décourageant

Mais s’il est toujours trop dangereux pour être libéré, Giroux aura quand même droit à des sorties accompagnées.

Cette décision n’a pas manqué de décourager Nancy Roy, administratrice à l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues.

« C’est le premier pas et dans six mois, ce sera la sortie sans escorte, déplore-t-elle. Les droits des criminels priment sur ceux des victimes. »

Selon elle, ce genre de décision démontre qu’il y a encore beaucoup à faire non seulement pour le droit des victimes, mais aussi pour l’image de la justice.

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