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Des entrepreneurs boudent les contrats publics à cause des délais de paiement

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Une grande majorité des entrepreneurs ne veulent plus soumissionner pour des contrats publics, car le gouvernement du Québec est considéré comme un mauvais payeur. Les délais de paiement leur causent un important manque de liquidité.

«En fait, il y a 77 % des entrepreneurs qui refusent de soumissionner certains projets», affirme Marc Bilodeau, entrepreneur en construction et porte-parole de la Coalition contre les retards de paiement dans la construction.

«On a fait une étude qui démontre que le Québec est parmi les moins bons payeurs. On parle non seulement du gouvernement du Québec, mais aussi des municipalités», explique Guillaume Houle, responsable des affaires publiques pour l’Association de la construction du Québec.

Selon les la Coalition contre les retards de paiement dans la construction, le délai moyen est de 80 jours en ce moment. «C’est abominable!», lance celui-ci.

On estime actuellement les retards de paiement à 1 milliard $ au Québec.

«Ça fait en sorte que ces retenues ne sont pas disponibles pour les entrepreneurs en termes de liquidité et ils ne peuvent pas soumissionner sur d’autres projets, tant et aussi longtemps qu’ils ne sont pas payés par le gouvernement», précise M. Houle.

Selon lui, plus il y a d'extras, plus les retards sont fréquents. «Ces montants, on les a commis. Il y a eu des achats qui ont été faits, la main-d’œuvre est payée toutes les semaines, donc ce sont les entrepreneurs qui financent les projets actuellement», dit-il.

Un projet pilote forçant les paiements rapides est mené actuellement et touche 180 dossiers ainsi que les contrats liés à la loi 66.

«Maintenant, il faut que l’ensemble des contrats publics soit soumis à ce calendrier-là», affirme Marc Bilodeau.

La Coalition souhaite que l’ensemble des projets gouvernementaux et municipaux soit maintenant traité dans un délai de 30 jours.

La ministre du Conseil du trésor, Sonia LeBel, est consciente du problème.

«Nous travaillons à trouver une solution afin de corriger cette situation. C’est pourquoi nous attendons avec impatience le rapport des résultats du projet pilote qui sera présenté dans quelques semaines aux associations», a écrit un responsable de son cabinet.

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