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La controverse linguistique d’Air Canada attire l’attention du «Washington Post»

CCMM
Photo Chantal Poirier

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Dans un article publié vendredi, le Washington Post est revenu sur la controverse entourant le discours majoritairement anglophone du PDG d'Air Canada à Montréal.

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Après voir rappelé que le PDG d’Air Canada avait indiqué qu'il aurait aimé mieux parler français, mais qu'il avait un emploi du temps chargé et qu’il avait réussi à vivre à Montréal sans parler français, le quotidien américain a fait état des différents commentaires d’éditorialistes et experts qui ont pris la parole depuis le fameux discours de Michael Rousseau.

L’article met en avant autant ceux qui jugent ce tollé ridicule que ceux qui estiment qu’il s’agit d’un manque de respect. Le Washington Post a également rappelé que Justin Trudeau a qualifié la situation d’inacceptable et François Legault, d’une insulte.

«M. Rousseau a manqué de beaucoup de sensibilité pour ne pas comprendre le contexte dans lequel il faisait ses déclarations», a indiqué la politologue de l’Université d’Ottawa Linda Cardinal, au média.

Enjeu linguistique

L’article met en perspective l’enjeu linguistique du Canada, avec sa Loi sur les langues officielles qui reconnaît l’égalité du français et de l'anglais. Ainsi, le PDG d’Air Canada, qui n’est pas obligé de parler français, doit s’assurer que sa compagnie aérienne fournisse des services au public dans les deux langues. Or, des manquements sont régulièrement notés.

L’auteure du texte met l’accent sur la fragilité du français au Québec et l’inquiétude d’un déclin de la langue chez les francophones.

Le Washington Post rappelle que selon Statistique Canada, la proportion de personnes dont le français est la langue maternelle au Québec est passée de 80 % en 1901 à environ 78 % en 2016. Cette proportion pourrait chuter à 70 % d'ici 2036, notamment en raison de l’immigration.

«Le français est la seule langue officielle du Québec et le gouvernement nationaliste de Legault a fait de sa protection une priorité absolue, plus récemment avec une loi controversée et radicale connue sous le nom de projet de loi 96», peut-on lire dans le Washington Post.

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