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Le secrétaire d’État américain lira du Anaïs Barbeau-Lavalette

Le secrétaire d’État américain lira du Anaïs Barbeau-Lavalette
AFP

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Le francophile secrétaire d’État américain, Antony Blinken, pourra mieux se familiariser avec la culture québécoise, car il a reçu deux livres dédicacés de l’auteure Anaïs Barbeau-Lavalette, gracieuseté de la nouvelle ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly.

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C’est à l'occasion de leur première rencontre à Washington, vendredi matin, que la ministre lui a tendu une copie du succès monstre de Mme Barbeau-Lavalette, La femme qui fuit, et une autre de Femme forêt, qui vient tout juste de paraître au Québec.

Celle-ci s’est dite «surprise» par la demande de la ministre, qui lui a lâché un coup de fil, jeudi matin, en lui disant qu’elle aimerait apporter ces œuvres dans ses valises pour la rencontre du vendredi 12.

«Quelques heures après son chauffeur venait cueillir les livres et ça partait en après-midi pour aboutir finalement dans les mains du secrétaire d’État américain. C’est assez drôle quand même», dit-elle avec un sourire audible.

«C’est un des hommes les plus puissants au monde, mais ultimement, on vient de la même place, puis on va tous à peu près finir de la même façon. Je suis reconnaissante envers Mélanie d’accorder de l’importance à la littérature et aux mots», a lancé l’auteure et réalisatrice au bout du fil.

En lisant La femme qui fuit, M. Blinken pourra en apprendre sur l’histoire du Québec à travers la grand-mère de l'auteure. Dans Femme forêt, il pourra trouver «un peu de douceur et de lumière». «Ce livre est une espèce de rappel du lien qui nous unit avec le territoire, avec la nature, avec l’environnement», explique Mme Barbeau-Lavalette.

Antony Blinken maîtrise parfaitement le français. Il a vécu entre Paris et New York lors de la première moitié de sa vie. Il a servi comme secrétaire d’État adjoint des États-Unis entre 2015 et 2017, sous Barack Obama, bien des années plus tard, avant d’atteindre le sommet de la diplomatie américaine avec l’élection de Joe Biden.

«Elle aurait pu lui offrir un exemplaire [de La Femme qui fuit] en anglais, il y a une très belle traduction qui existe. Mais je trouve ça encore plus beau de savoir qu’il aime lire en français, et Mélanie m’a confirmé qu’il adore la langue française», déclare l’auteure.

C’est ainsi que la ministre et lui ont pu briser la glace en français, lors d’une première discussion au téléphone, au début du mois de novembre. Leur conversation, selon une source libérale, s'est déroulée en français en bonne partie.

Il n’a pas été question que de littérature à Washington, vendredi. Les homologues ont abordé des sujets d’importance pour les deux pays, incluant la lutte contre les changements climatiques et les problèmes liés aux chaînes d’approvisionnement.

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