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Pénurie de main-d’œuvre: des organisations nationales montent au créneau

Bloc entrepôt exportation entreprise exportations
Photo d'archives, Fotolia

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Six organisations nationales se sont unies vendredi pour réclamer à Québec des mesures concrètes afin d’agir contre la pénurie de main-d’œuvre, qui touche toutes les régions de la province. 

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«La pénurie de main-d’œuvre est l’obstacle numéro un à la croissance de l’économie québécoise et menace la productivité de nos entreprises à travers le Québec», a notamment déclaré par voie de communiqué Charles Milliard, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ), le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) et l’Union des municipalités du Québec (UMQ) ont ainsi mis de l’avant cinq mesures pour contrôler cette crise.

«Malheureusement, la plus importante étape à franchir pour le gouvernement est de reconnaître la crise de la main-d’œuvre elle-même, ce qui n’est pas chose faite. Avec près de 220 000 postes vacants, les entrepreneuses, les entrepreneurs et les régions sont au pied du mur et le statu quo n’est plus une solution», a souligné Karl Blackburn, président et chef de la direction du Conseil du patronat du Québec.

La réduction des délais de traitement pour les demandes de résidence permanente fait partie de ces solutions proposées, tout comme la mise en place d’une stratégie de régionalisation de l’immigration et la meilleure intégration sur le marché de l’emploi des femmes, des personnes issues de la communauté LGBTQ+, des Premières Nations et des personnes en situation de handicap.

Le premier ministre François Legault s’est toutefois opposé à une hausse de l’immigration.

«L’immigration ça peut être une partie de la solution, mais il faut quand même réaliser que nous, au Québec, à 50 000 par année, on a atteint notre capacité d’intégration», a mentionné M. Legault lors de son déplacement du jour à Shawinigan, en Mauricie.

«Pour l’instant, quand on regarde les anciens gouvernements, la moitié des nouveaux arrivants ne parlaient pas français. Donc, si on veut continuer de parler français dans les prochaines générations, il y a une limite au nombre d’immigrants qu’on peut rentrer. Et, disons nous les choses comme elles sont, il faut d’abord s’occuper des Québécois», a-t-il ajouté.

Un meilleur soutien à la formation dans les PME ainsi qu’une approche misant sur les nouvelles technologies ont également été proposés par les organisations.

Un appel soutenu par les libéraux

Le libéral Monsef Derraji, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie, de PME, d’emploi, de travail et de recherche et innovation, a rapidement apporté son soutien au message des organisations.

«Comme le répète François Legault, pour trouver des solutions à un problème, il faut d’abord le reconnaître. Malheureusement, ce gouvernement, depuis son élection, nie l’existence de la pénurie de main-d’œuvre au Québec», a affirmé M. Derraji.

«Il reste donc les bras croisés et ses programmes ne fonctionnent pas alors que des acteurs économiques importants lui proposent, aujourd’hui, des solutions concrètes», a-t-il poursuivi.

Le député de Nelligan a notamment réclamé un plan d’urgence du gouvernement, tout en rappelant différentes pistes de solution que les libéraux avaient avancées en octobre dernier, tels que l’offre d’un congé total de cotisations pour les Québécois de 62 ans et plus qui retournent au travail ou encore la régularisation du statut des immigrants.

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