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Bernache de fin de saison

Campeau 13 novembre
Photo courtoisie Vous trouverez dans ce texte quelques trucs et astuces de Michel La Haye (dernier à droite sur ce cliché) pour déjouer les bernaches aux champs.

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Le comportement de ces grands oiseaux change au fur et à mesure que les températures froides approchent. Le chasseur doit donc adapter ses techniques et approches en conséquence.

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Les outardes, comme on les appelle de façon populaire, quittent normalement les grands cours d’eau le matin et le soir pour se rendre aux champs. Elles modifient toutefois leurs habitudes en fin de saison surtout lors des jours de grands froids. Au lieu de faire deux allers-retours entre leur site de repos aquatique et les champs, les joues blanches vont sortir un peu n’importe quand durant la journée.  

Patience

À maintes reprises, de nombreux adeptes ont attendu toute la journée, du lever au coucher du soleil, pour enfin apercevoir ces gros gibiers plumés arriver 15 minutes avant la fin de la période de chasse légale. Il n’est pas rare de voir des nemrods déçus de leur journée ramasser leurs appelants et voir soudainement apparaître des bernaches en grand nombre dans les cieux. 

« Si vous faites lever une grande quantité de bernaches dans un champ en arrivant à la clarté par un matin légèrement froid, alors que vous aviez jugé qu’elles ne voleraient qu’en après-midi, il y a de fortes chances qu’elles y retournent vers 14 ou 15 heures, sinon à la tombée du jour », explique le guide d’expérience Michel La Haye. « Retenez que les matinées où le thermomètre est sous la barre des -20 °C, il est presque certain que les bernaches ne sortiront qu’en toute fin de journée dans de telles conditions. »

Dégivrer

Lorsqu’on chasse dans un site enneigé, il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’appelants. En revanche, ils doivent être absolument exempts de givre ou de neige en tout temps. « C’est une erreur monumentale que de laisser ses appelants recouverts de givre au moment de l’unique passe de la journée », prévient l’expert interrogé. « Il est primordial que tout soit en ordre lors de leur seule visite », ajoute Michel. 

L’opportunité d’utiliser un nombre restreint d’oiseaux factices vous oblige en contrepartie à les entretenir adéquatement durant toute la journée pour être fin prêt quand les vrais oiseaux décideront de sortir. « Pour le givre, on peut aisément l’éliminer au début de la chasse, soit en pulvérisant un liquide ayant un point de congélation assez bas ou en chauffant les decoys au moyen d’une torche alimentée au gaz propane, comme celle utilisée par les agriculteurs pour brûler les poils des pis de vache », soutient le spécialiste de renom. Vous ne devriez pas avoir à faire plus de deux ou trois dégivrages sauf si la température fluctue au cours de la journée. 

Pour la neige, un balai à neige de voiture ou une touffe de mauvaises herbes fera l’affaire. Souvenez-vous que l’ennemi numéro un en hiver est la neige fondante surtout si elle est combinée avec un vent fort. « Le problème qui survient à ce moment est que plus vous frottez pour enlever cette neige, plus elle s’imprègne dans le relief du plumage des appelants. Vous avez alors le choix de les nettoyer continuellement pour éviter toute accumulation ou vous les recouvrez avec un sac de plastique ou un linge de couleur brune en attendant l’arrivée des premières bernaches », conseille celui qui guide aux frontières de l’Ontario, dans le secteur de Hawkesbury et de Vankleek Hill. « Le hic, c’est que les bernaches arriveront souvent sans prévenir dans ces conditions, la neige épaisse et le vent fort rendant leur approche imperceptible. » 


Pour en savoir plus ou pour réserver les services de Michel La Haye, composez le 613 677-1705 ou visitez le site sauvaginemlh.com