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COP26: note de passage pour le Canada

Le ministre de l’Environnement, Steven Guilbeault
Photo AFP Le ministre de l’Environnement, Steven Guilbeault

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Le Canada n’a pas été le saboteur qu’il a déjà été autour de la table de négociations à la COP26, mais il doit encore montrer que ses bottines suivent ses babines pour convaincre le monde de sa bonne foi.

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« On n’est plus le saboteur qu’on était pendant les années Harper, mais on n’est pas le leader qu’on devrait être », a résumé depuis Glasgow la députée du Parti vert, Elizabeth May, qui participait à sa douzième COP.

Jointe alors qu’elle s’apprêtait à quitter l’Écosse, la députée du Bloc québécois Christina Michaud presse notamment Ottawa de cesser de subventionner l’énergie fossile chez nous comme ailleurs.

« On a besoin d’un plafonnement chez nous. On a besoin que l’argent des contribuables aille à la transition énergétique », a-t-elle dit.

« Nous n’avons toujours pas le courage de dire la vérité, que l’exploitation des énergies fossiles doit cesser si nous voulons maintenir le niveau de réchauffement à 1,5 degré », a renchéri Mme May.

« Nous avons fait des efforts sur plusieurs fronts, mais ce n’est pas assez », a admis le ministre de l’Environnement, Steven Guilbeault

Drapeau rouge

Le Canada est un des pays qui a envoyé le plus de délégués en Écosse. C’est aussi un des rares qui a invité des représentants de l’industrie pétrolière dans sa délégation officielle.

Ceci est un drapeau rouge pour Cathryn Harrison, de l’Institut pour les choix climatiques à l’Université de Colombie-Britannique.

« On doit s’en préoccuper à chacune des COP parce que pour eux, la lutte contre les changements climatiques est une menace existentielle. Cela dit, même s’ils n’étaient pas là, les pays plaideraient en leur faveur puisque leurs économies en dépendent », a-t-elle expliqué depuis Glasgow.

Engagements salués

La chercheure souligne que le Canada s’est positionné positivement notamment en s’engageant à réduire les émissions de méthane de 75 % d’ici 2030 et en cessant la production électrique à partir du charbon d’ici 2030.

« J’ai hâte de voir comment ses engagements seront mis en œuvre. On a besoin de mesures concrètes », a ajouté Mme Michaud.

Pour y parvenir, le Canada doit développer et mettre en œuvre des régulations rapidement, selon elle. Or, « nous n’avons pas un bon bilan à ce chapitre », s’est-elle désolée.

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