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Des airs de Sakic et Yzerman

Camp Canadiens 2021-2022
Photo d'archives, Martin Chevalier Nick Suzuki est en train de s’établir comme le prochain visage du Canadien et c’est à lui qu’on devrait donner le « C » de capitaine.

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Ce n’est plus un secret pour personne : Nick Suzuki est mon choix pour le prochain capitaine du Canadien. De la façon dont il joue depuis quelques matchs, il me rappelle de plus en plus un jeune Joe Sakic ou Steve Yzerman.

Certes, Suzuki est le centre d’avenir du Canadien. Le contrat de huit ans et 63 millions $ qu’il a récemment signé avec l’équipe est venu confirmer les grandes attentes que l’organisation a envers lui.

Et c’est tout à fait justifié. Alors qu’en début de saison, on se demandait si Suzuki avait l’étoffe, à court terme, pour assumer le rôle de premier centre de l’équipe, il a démontré au cours des dernières semaines qu’il était non seulement l’avenir, mais aussi le présent de l’équipe.

En le regardant jouer jeudi, contre les Flames de Calgary, je n’arrêtais pas de penser à Sakic et à Yzerman. Il a un style qui ressemble beaucoup à celui de ces deux anciennes vedettes : il possède un sens du hockey hors de l’ordinaire et un coup de patin qui, sans être explosif, est sous-estimé.

D’ailleurs, on l’a vu jeudi, quand il a débordé Erik Gudbranson. On aurait dit que Suzuki avait fait un nœud dans les patins du gros défenseur des Flames !

SITUATION SIMILAIRE

Yzerman et Sakic ont commencé leur carrière chez des équipes qui tentaient de se sortir la tête de l’eau. On en a parlé récemment, mais j’ai dirigé Joe avec les Nordiques de 1989-1990, quand l’équipe n’allait nulle part. Après le départ de Peter Stastny et Michel Goulet, il était devenu la pierre angulaire de l’équipe.

Même chose pour Steve Yzerman, pour qui Jacques Demers n’a toujours eu que de bons mots.

Ce sont deux joueurs qui sont devenus des piliers de leurs équipes respectives à un jeune âge, non seulement grâce à leur talent, mais aussi grâce à leur personnalité et au respect qu’ils vouaient autant à l’autorité qu’à leurs coéquipiers.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’ils ont été nommés capitaines très tôt.

Suzuki progresse ; il est souvent le joueur à qui les médias veulent parler après les matchs. Il est en train de devenir le visage du Canadien.

Ça, pour moi, c’est exactement ce que tu cherches chez un capitaine.

EVANS JOUE BIEN

En plus de Suzuki, un autre jeune joueur de centre du Canadien connaît de bons moments. On sent que Jake Evans gagne en confiance, et je pense que, tôt ou tard, la direction du Tricolore n’aura d’autre choix que de lui confier le poste de deuxième centre de l’équipe.

Je n’ai rien contre Christian Dvorak, mais il connaît d’importantes difficultés depuis le début de la saison. Je ne suis pas le plus grand partisan du différentiel, mais son -15 n’a absolument rien de reluisant.

Je l’ai répété souvent dans cette chronique : si le Canadien désire connaître du succès, il faudra qu’il y ait de la stabilité dans les trios. Pour l’instant, j’aime ce que je vois du trio de Suzuki complété par Tyler Toffoli et Mike Hoffman.

Maintenant, j’aimerais qu’on place Evans en position de contribuer offensivement en le faisant jouer avec Jonathan Drouin, quand il sera de retour, et Josh Anderson.

Ça laisserait Dvorak avec Brendan Gallagher et Artturi Lehkonen dans un troisième trio qui, je pense, pourrait être fort efficace.

Des trios stables et un jeune capitaine prêt à prendre les rênes de l’équipe : c’est avec cette recette que le Tricolore trouvera un moyen de s’en sortir.

Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie 

CHAPEAU À FUCALE

Quelle belle histoire que celle de Zachary Fucale. Il a roulé sa bosse pendant six ans dans les rangs mineurs avant d’obtenir sa première chance dans la LNH et, à son premier départ jeudi, il a récolté un jeu blanc dans une victoire de 2 à 0 des Capitals de Washington. Quel exemple de persévérance et de travail acharné ! Ce n’est pas facile pour un gardien de se promener de ville en ville. À un certain moment, tu ne sais même plus de quelle couleur est ton équipement ! Malgré tout, il a continué à croire en son rêve et il a été récompensé jeudi. En plus, les Capitals visent les grands honneurs et ils ne feront de cadeau à personne. S’ils ont fait confiance à Fucale, c’est qu’ils savaient que le Québécois leur donnerait une chance de gagner.


LES OILERS ARRIVENT

J’ai souvent critiqué l’organisation des Oilers d’Edmonton au cours des dernières années, mais, cette fois, je dois l’admettre, je pense qu’ils sont enfin passés au prochain niveau. Connor McDavid et Leon Draisaitl sont deux joueurs de classe mondiale et on les a bien entourés, si bien que la troupe de Dave Tippett fait partie des meilleures dans la LNH en ce début de saison. L’acquisition de Zach Hyman a tout changé. L’an dernier, c’est lui qui permettait à Auston Matthews et Mitch Marner de manœuvrer à leur guise en territoire ennemi et, cette fois, il joue le même rôle aux côtés de McDavid. Il reste un point d’interrogation et c’est devant le filet, mais, pour l’instant, Mikko Koskinen fait le travail.


BRAVO À KIM ST-PIERRE

La gardienne Kim St-Pierre sera intronisée au Temple de la renommée du hockey, lundi. Elle a marqué le hockey féminin en étant une athlète de premier plan dans son sport. C’est un honneur complètement mérité pour cette grande gardienne. La prochaine à faire son entrée au Temple : Marie-Philip Poulin. D’ailleurs, permettez-moi de revenir sur le cadeau offert aux joueuses du match entre le Canada et la Finlande, jeudi. Pour ceux qui auraient raté la séquence : la Fédération internationale de hockey a remis à Poulin et Sanni Rantala... un fer à friser ! Chez les hommes, le cadeau est souvent une luxueuse montre. Là, un fer à friser ? Ça ne fait pas sérieux !