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Pour limiter les frustrations

Campeau 13 novembre Campeau 13 novembre
Photo courtoisie Les divers conseils expliqués dans ce texte et une bonne position du corps, comme celle de Vanessa Surprenant sur ce cliché, vous aideront à faire mouche beaucoup plus régulièrement.

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Il n’y a rien de plus enrageant pour un adepte que de pointer son arme vers un gibier ailé en plein vol, de faire feu et de le voir continuer sa course.

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Les chasseurs de sauvagine, de perdrix, de bécasse, etc. savent à quel point il est important de fignoler la précision de leurs tirs s’ils souhaitent obtenir les résultats escomptés.

Un pro

Carl Zarifé, de la municipalité Les Cèdres, près de Vaudreuil, manie des fusils depuis l’âge de 9 ans. Son père a été le fondateur des munitions Challenger dans les années 80. Carl y a travaillé plus d’une décennie avant de devenir le proprio du club de tir Montréal Skeet Club.

Ayant remporté une vingtaine de championnats provinciaux à l’époque où il était junior, ce passionné pourchasse les sauvagines depuis plus de 20 ans. « J’ai été chanceux de pouvoir compter sur l’expertise et les conseils de mon père, Elie Zarifé, qui a été champion national de tir à la volée à de multiples reprises », souligne avec gratitude le spécialiste interrogé.  

Trucs et astuces

Le tir avec une carabine se fait avec un œil fermé. Au fusil, il faut que les deux yeux soient ouverts pour obtenir un maximum de visibilité et de concentration.

Le meilleur de tous les conseils est d’aller tirer des pigeons d’argile en mouvement qui simulent bien le vol des canards, des bernaches, des oies, etc. Le tireur peut alors s’entraîner à développer un sixième sens qui consiste à suivre la cible, la dépasser et à appuyer sur la détente au bon moment. « La majorité des nemrods auraient intérêt à tirer au moins 4 à 5 rondes ou plus de skeet, de trap ou de parcours sportif avant de penser à faire feu sur des oiseaux. Il s’agit vraiment d’un bon moyen pour se dérouiller et pour se refaire la main », insiste M. Zarifé.

Selon Carl Zarifé du Montreal Skeet Club, il est important de se refaire la main en tirant des pigeons d’argile avant de penser à se lancer aux trousses des oiseaux 
migrateurs.
Photo courtoisie
Selon Carl Zarifé du Montreal Skeet Club, il est important de se refaire la main en tirant des pigeons d’argile avant de penser à se lancer aux trousses des oiseaux migrateurs.

Quand vous souhaitez faire feu, la première étape est de monter le fusil à la joue et non pas à l’épaule et d’orienter le canon en direction de la cible. Vous amorcez ensuite un balayage graduel qui vous donnera le tempo à suivre en fonction de la distance du gibier ailé et de sa vitesse de vol. « C’est souvent à ce moment-là que ça se gâche », dit en souriant M. Zarifé. Plus de 90 % du temps, les amateurs tirent en arrière de leur objectif. Il est important de comprendre que de manière instinctive, vous devez parfois tirer à l’occasion à la hauteur de la tête de la proie aquatique et d’autres fois, vous devez vous aligner jusqu’à un mètre en avant de celle-ci. « De façon philosophique, on pourrait dire que ta main devient une extension de ton fusil, comme si tu voulais prendre l’oiseau au vol avec celle-ci », poursuit Carl.

Positionnez votre pied gauche (ou le droit le cas échéant) afin qu’il soit en ligne directe avec votre cible. Vous pourrez ainsi faire pivoter votre corps au besoin pour vous réaligner. Tout comme le ferait un balancier, il doit se produire un léger fléchissement sur votre jambe lors des mises à feu, suivi d’un retour vers l’arrière.

Sur le terrain

Les oiseaux arrivent toujours face au vent. La position de tir la plus facile pour la majorité des adeptes est directement face à eux, car il y a alors beaucoup moins d’impondérables. Tentez donc de vous positionner en conséquence. Pour les bons et les très bons tireurs, l’angle de tir ne fait qu’accentuer les défis.

Quand une bande d’oiseaux approche, ne visez jamais dans le tas, comme le dit si bien l’expression. Ciblez plutôt les premiers canards, oies, etc., qui mènent le bal. 

Un paquet de nemrods tireront des rafales de balles en continu. Ils feront feu à trois reprises, peu importe les résultats. Si on manque notre objectif, Carl nous suggère de faire une micro-pause entre chaque tir pour analyser rapidement notre erreur et nous réaligner avec plus de justesse.

À la chasse, vous devez demeurer complètement immobile et camouflé pour que les gibiers ailés s’approchent le plus possible de votre position de tir. « Il faut être logique et réaliste. Même avec les meilleures cartouches les plus puissantes sur le marché, il est difficile d’atteindre sa cible ailée à plus de 40 verges, voire 50 verges pour les experts tireurs », précise le propriétaire du Montréal Skeet Club. « Je chasse avec un Maxus II muni d’un étrangleur modifié et des munitions Sauvagine 3 pouces de Challenger et ça fait drôlement bien le travail. Il n’y a pas de recette secrète, c’est la pratique régulière du tir à la volée qui vient peaufiner le tout. »


Pour en savoir plus, composez le 450 452-2417 ou visitez le site montrealskeetclub.com