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Richard Martel quitte son poste de lieutenant avec classe

POlitique federal Richard Martel elu
Photo d'archives, Roger Gagnon Le conservateur Richard Martel lors de sa victoire en 2019.

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Trop souvent, les politiciens s’accrochent même s’ils ne sont pas à la hauteur. Ils sont rarement en mesure de faire une autoévaluation juste de leur travail.

Cette semaine, le député conservateur Richard Martel a fait preuve de lucidité et de réalisme.

Il aurait pu facilement s’accrocher à son rôle de lieutenant, mais il a préféré demander un changement de responsabilité à son chef pour le bien de sa formation politique.

Un rôle complexe

Le rôle de lieutenant politique pour un parti dans l’opposition n’est pas une mince tâche, il n’y a pas de manuel d’emploi.

Chaque lieutenant a sa couleur et chaque lieutenant doit gérer des attentes élevées, surtout chez les conservateurs québécois.

Comme ancien entraîneur de hockey, on sentait que M. Martel éprouvait plus de plaisir à recruter des candidats que d’être devant les caméras.

Malheureusement pour lui, le rôle de lieutenant vient avec deux responsabilités: recruter des candidats et agir comme porte-parole du chef au Québec.

Ainsi, un lieutenant doit être prêt à répondre à toutes les questions qu’on peut imaginer.

Résultats décevants au Québec

Au lendemain de l’élection, M. Martel ne s'est pas mis la tête dans le sable. Il reconnaissait que les résultats au Québec n’étaient pas ceux espérés.

Est-ce que Richard Martel est le seul coupable? Non.

Erin O'Toole doit prendre une grande part du blâme quand on pense aux dossiers des garderies et des armes à feu. En plus de sa fameuse «cassette» qu’il a répétée tout au long de la campagne.

Le chef conservateur n’a pas fait beaucoup de changements dans sa garde rapprochée: même cheffe adjointe, même leader parlementaire, même whip, même cheffe de cabinet, même directrice du parti et même directeur de campagne.

Le seul changement réside au niveau de son lieutenant politique au Québec, et c’est M. Martel qui l’a forcé à bouger.

En brassant aussi peu ses cartes, M. O’Toole devrait expliquer à ses membres comment il compte remporter la prochaine campagne, car pour l’instant, c’est loin d’être clair.