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Mesures sanitaires: des assouplissements qui ne font pas l’unanimité

Des experts s’expliquent mal le relâchement en lien avec le port du couvre-visage

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Photo d'archives, Agence QMI À la rentrée scolaire d’août 2020, les élèves devaient porter le masque lors de leurs déplacements dans l’école.

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À l’approche du temps des Fêtes, des experts s’inquiètent des assouplissements aux mesures sanitaires qui entreront en vigueur demain et qui pourraient entraîner une hausse des cas similaire à celle de l’an dernier.

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« Je ne comprends pas cette volonté de vouloir augmenter les risques aussi près de la période des Fêtes. J’aurais vraiment attendu. On a besoin de Fêtes moins restrictives cette année », a réagi Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. 

Au début du mois de novembre, le gouvernement du Québec a annoncé une série d’assouplissements prévus pour demain, dont la permission de retirer le couvre-visage en classe au secondaire.

Sauf qu’en pleine recrudescence de cas due au froid et au temps passé à l’intérieur, les experts s’expliquent mal l’urgence derrière certaines de ces décisions.  

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Benoit Barbeau, virologue et professeur au département des sciences biologiques de l’UQAM sur QUB radio :   

Augmenter les risques

« Les jeunes se sont habitués, il n’y a pas vraiment d’impacts négatifs au port du masque, alors selon moi le retrait aurait pu se faire plus tard », a indiqué Alain Lamarre, virologue et professeur-chercheur à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS).

Ce relâchement ne tient pas compte des disparités entre les écoles, même si le taux de vaccination de certaines d’entre elles est nettement en deçà de celui des autres, a fait remarquer Mme Borgès Da Silva. 

« Enlever les masques, c’est augmenter la possibilité pour le virus de circuler », a-t-elle soupiré. 

Nancy Delagrave, coordonnatrice scientifique du collectif COVID-STOP, a estimé que pour retirer les masques, il faut au moins s’assurer que d’autres mesures sont mises en place, comme des purificateurs d’air ou une bonne ventilation. 

« Ce n’est pas le cas en ce moment dans les écoles », a-t-elle précisé.

  • Écoutez l’entrevue de l’épidémiologiste Dre Nimâ Machouf sur QUB radio

Activités sans masque

À compter de demain, le port du masque ne sera plus exigé lors d’un effort soutenu à la salle de sport, si la distanciation physique est respectée. Les amateurs de karaoké vaccinés pourront également pousser la note sans masque à deux mètres de distance ou derrière un plexiglas. 

« Le gouvernement n’a rien compris : [le plexiglas] n’aidera pas dans ce genre de situation. À part les activités sportives comme le tapis roulant, c’est le karaoké qui produit le plus d’aérosol », a ajouté Mme Delagrave. 

De son côté, Christian Jacob, président de l’Association des microbiologistes du Québec, a nuancé : ces relâchements ne sont pas une trop grosse prise de risque vu la majorité vaccinée. 

« Il y a moins d’infections qui se convertissent en cas à l’hôpital, donc on a plus de jeu qu’on avait auparavant », a-t-il indiqué. 

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