/news/society
Navigation

Visages de notre histoire: Yves Jasmin, promoteur de l’Expo 67

Visages de notre histoire: Yves Jasmin, promoteur de l’Expo 67
Photo courtoisie, MEM, Centre des mémoires montréalaises, Collection personnelle Denis Taillefer.

Coup d'oeil sur cet article

Un ingénieur de la communication

C’est à Lachine qu’Yves Augustin Jasmin voit le jour, le 27 février 1922. Il est le fils d’Aquila Jasmin, avocat, et de Rachel Valois. Lieutenant de l’infanterie positionné à Londres durant la Deuxième Guerre mondiale, Yves Jasmin devient d’abord cinéaste à l’ONF à son retour au pays, puis journaliste. Il fait ensuite sa marque dans les relations publiques, chez TransCanada Airlines (1952-1956), Molson (1956-1960) et Ford Canada (1960-1964). Ces expériences le préparent à affronter le plus grand défi de sa carrière : l’Expo 67. Nommé comme directeur de l’information, de la publicité et des relations publiques en 1964, Yves Jasmin a l’importante mission de convaincre le public de venir visiter l’Expo 67. Du haut des bureaux du 24e étage de la Place Ville Marie, l’équipe presque entièrement féminine sous la direction d’Yves Jasmin s’active pour faire de l’événement l’un des plus marquants du XXe siècle.  

RÉALISATIONS 

Faire la promotion de l’Expo 67 

Visages de notre histoire: Yves Jasmin, promoteur de l’Expo 67
Photo courtoisie, MEM, Centre des Mémoires Montréalaises, LIFE magazine

L’Expo 67 : une mission impossible ? Presque. En marge du gigantesque chantier qui se profile dans le secteur des îles, le scepticisme règne quant à la réalisation de l’événement dans les temps, mais aussi sur l’attrait même de l’exposition. Ici même, les journalistes ignorent la plupart du temps les progrès de l’organisation de l’événement. Alors que l’URSS accepte de participer à l’Expo 67 à Montréal, pas un mot sur les Russes au bulletin de CBC, seulement une mention dans les nouvelles régionales. C’est également un réel défi d’intéresser les Américains qui peinent à situer Montréal sur une carte. Véritable coup de génie, une publicité dans le magazine LIFE invite avec humour nos voisins du Sud à venir à l’Expo 67 voir l’ennemi soviétique en pleine guerre froide. À force de réclames et d’invitations, Yves Jasmin et son équipe réussissent à faire fondre les résistances et à faire de l’Exposition universelle un succès. 

HÉRITAGE 

Un legs pour la jeunesse 

Visages de notre histoire: Yves Jasmin, promoteur de l’Expo 67
Photo courtoisie, MEM, Centre des Mémoires Montréalaises

À l’origine du nom « Expo 67 », l’équipe d’Yves Jasmin gagne son pari. Quelque 50 millions d’entrées se dénombrent lors des six mois de l’événement, dépassant largement les prévisions les plus optimistes. En attirant autant de visiteurs à Montréal, Yves Jasmin a permis à la jeunesse de s’émerveiller et de s’ouvrir sur le monde. « C’est un changement drastique dans la mentalité de nos jeunes [de l’époque], alors orientée vers le Québec. Ils se sont ouverts au monde, mais aussi au design, à l’architecture, à la nourriture, aux voyages. Dans tous les aspects [l’Expo 67] c’était leur monde », comme l’indique en entrevue en 2017 le proche collaborateur d’Yves Jasmin et directeur des opérations, Philippe de Gaspé Beaubien. Après l’Expo 67, Yves Jasmin continue à faire vivre l’événement par l’entremise de collaborations à des publications, expositions et documentaires. Grâce à lui, l’esprit de l’Expo 67 perdure à travers le temps.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.