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Zoom sur la santé sexuelle masculine

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De grandes questions sont posées au sujet des prouesses dont l’appareil génital masculin est ou non capable d’exécuter, toutefois il arrive que de nombreuses questions concernant la santé de celui-ci ou de la personne qui les détient, passent inaperçues ou même, que ces questions ne soient pas posées du tout. Pour s’y retrouver, je vous propose une chronique en trois temps : une révision du système cette semaine, un « zoom » sur la prostate la semaine prochaine et pour finir la question de la santé mentale de nos pères, conjoints, frères, amis...

Révision anatomique

Tout d’abord, parlons anatomie ! Le système reproducteur masculin comprend : le pénis, le scrotum, les testicules, l’épididyme, le canal déférent, la prostate et les vésicules séminales. 

Le pénis : il est constitué de la racine – partie qui s’insère aux structures abdominales inférieures et aux os du bassin et d’une partie visible. Le pénis est composé de trois structures cylindriques, elles-mêmes formées de tissu érectile (qui se remplissent de sang). Donc ces deux corps caverneux (qui se trouvent côte à côte) et un corps spongieux qui entoure l’urètre se gorgent de sang lors de l’érection.

Le scrotum : ce sac, qui entoure et protège les testicules, assure également le contrôle de la température, car les testicules doivent se maintenir à une température légèrement plus basse que celle du corps. Des muscles attachés à la paroi du scrotum permettent d’effectuer des mouvements – soit pour relâcher (les testicules s’éloignent alors du corps) ou pour contracter (donc les ramener près du corps).

Les testicules : de forme ovale et mesurant entre 4 et 7 centimètres et ayant un volume de presque 25 ml, celles-ci ont une double fonction : la production de spermatozoïdes et la sécrétion de testostérone.

Les épididymes : au nombre de deux (un par testicule), les épididymes bordent la face supérieure et postérieure de chacun de ceux-ci. Ce tube mesurant en moyenne 6 m de long est constitué de trois parties : la tête (prend naissance sur la partie supérieure du testicule), le corps (sur la face dorsale du testicule) et la queue (partie se prolongeant par le canal déférent).

Les canaux déférents : de la taille d’un spaghetti, ces canaux transportent les spermatozoïdes de l’épididyme (donc un canal déférent pour chacun) et rejoignent la partie postérieure de la prostate et une des deux vésicules séminales. Les vésicules séminales, situées au-dessus de la prostate, s’unissent aux canaux déférents pour former les canaux éjaculateurs circulant dans la prostate. Celles-ci produisent le liquide qui nourrit les spermatozoïdes et ce liquide compose une partie du volume du sperme.

L’urètre (double fonction) : elle véhicule l’urine qui provient de la vessie et également le sperme pour permettre l’éjaculation.

La prostate : souvent de la taille d’une noix chez une personne plus jeune, elle tend à prendre du volume en fonction de l’âge. Si elle devient trop volumineuse, elle peut occasionner des symptômes urinaires, car elle exerce alors une pression sur une partie de l’urètre qui la traverse. La prostate sert à maintenir les spermatozoïdes en vie et les aide également à sortir du corps lors de l’éjaculation, car elle a un rôle majeur dans l’élaboration du sperme (une autre partie du liquide éjaculatoire provient donc de la prostate). Et la semaine prochaine nous regarderons en détail son rôle et ce qui se passe dans la vie de la personne lorsque la prostate ne va pas bien.

Pour en savoir plus :