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Adolescent sans histoire tué: incompréhension chez les proches d’un ado apprécié

L’onde de choc s’est fait sentir toute la journée, lundi, à l’école secondaire que fréquentait la victime

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Le meurtre crapuleux d’un adolescent de 16 ans sans histoire, en pleine rue, dimanche soir à Montréal, a créé une onde de choc si grande à son école que certains élèves ont dû retourner à la maison, trop bouleversés.

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« Ce qui lui est arrivé est vraiment injuste, lance l’une de ses meilleures amies, qui a préféré taire son nom. Ça n’aurait jamais dû arriver. C’était vraiment un bon gars, je ne comprends pas. »

Thomas Trudel a été abattu dimanche soir sur le trottoir de la rue Villeray, dans le secteur Saint-Michel.
Photo courtoisie
Thomas Trudel a été abattu dimanche soir sur le trottoir de la rue Villeray, dans le secteur Saint-Michel.

L’épouvantable nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux lundi matin. Dès leur entrée en classe, la majorité des jeunes de l’école secondaire Joseph-François-Perrault étaient au courant que leur camarade de classe Thomas Trudel, dont le grand sourire franc était caractéristique, avait été tué par balle, la veille.     

  • Écoutez le journaliste de l'Agence QMI, Maxime Deland avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

À 250 mètres de chez lui

Le grand sportif, qui jouait notamment au hockey et au basketball, avait passé la soirée avec ses amis dans un parc. L’adolescent a été atteint mortellement par un projectile vers 21 h, alors qu’il marchait sur le trottoir en bordure de la rue Villeray, près de la 20e Avenue. Tout indique qu’il retournait à son domicile, situé à moins de 250 mètres de là.

« J’habite à trois rues d’où ça s’est produit, raconte Axel, un confrère de classe de la victime. J’ai entendu environ trois ou quatre coups de feu rapides. Après, plus rien. »

Photo Agence QMI, Maxime Deland

Les amis de Thomas Trudel, qui se trouvaient non loin, sont rapidement venus à son secours et ont contacté le 911. Des manœuvres ont été pratiquées par les ambulanciers, mais il n’y avait déjà plus rien à faire pour le sauver. 

Thomas Trudel a été abattu dimanche soir sur le trottoir de la rue Villeray, dans le secteur Saint-Michel.
Photo Agence QMI, Thierry Laforce
Thomas Trudel a été abattu dimanche soir sur le trottoir de la rue Villeray, dans le secteur Saint-Michel.

Au cours de la journée, lundi, des psychologues ont été mis à la disposition des élèves à l’école afin de les accompagner dans cette épreuve pour le moins traumatisante. Si certains ont eu besoin de ventiler auprès du personnel, d’autres ont carrément décidé de finir leur journée à la maison.     

  • Écoutez l’entrevue de Maria Mourani, criminologue, sociologue et présidente de Mourani-Criminologie   

Pas de bal, pas de cégep

Ce qui semble frapper le plus les jeunes dans ce crime, c’est le fait que Thomas Trudel n’avait pas de mauvaises fréquentations ni d’antécédents judiciaires, confirme la police de Montréal, chargée d’élucider ce meurtre. C’était un garçon « tout à fait normal », selon ses amis. 

« Ce n’est pas quelqu’un qui avait des antécédents bizarres, qui se promenait avec des malfrats ou des voyous, précise l’un de ses copains sous le couvert de l’anonymat. C’est le fait qu’il n’atteigne pas le bal aussi. On s’était promis qu’on allait au cégep. Finalement, ça ne va pas avoir lieu. »

Un ami de la victime est venu se recueillir sur la clôture où un impact de balle était visible.
Photo Agence QMI, Maxime Deland
Un ami de la victime est venu se recueillir sur la clôture où un impact de balle était visible.

« En 30 ans de carrière, il fait partie des noms que je ne pourrai pas oublier jusqu’à ma mort. C’était un petit gars qui avait une vitalité et une joie de vie contagieuse », exprime Frédéric Lebel, un éducateur physique à l’école Léonard-De Vinci qui a enseigné à Thomas en 1ère et 2e année du primaire. Il était encore sous le choc lundi soir après avoir « durement pris » la terrible nouvelle.

Peu après le meurtre, les enquêteurs des crimes majeurs ont érigé un périmètre sur les lieux afin de récolter tous les éléments de preuve prévisibles. La scène a également été passée au détecteur de métal afin de trouver de possibles fragments de balles. 

Des images de caméras de sécurité provenant de l’école qui se trouve juste en face de la scène de crime ainsi que des commerces avoisinants ont été saisies.  

– Avec la collaboration d’Olivier Faucher et Maxime Deland, Agence QMI