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Des élèves gardent leur masque en classe malgré les allègements

Ils craignent que l’assouplissement fasse monter le nombre de cas

Jeunes secondaires
Photo Camille Payant Charlotte Leblanc et Rubis Campeau, de l’école secondaire Jeanne-Mance, à Montréal, ont choisi de conserver leur masque en classe.

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Plusieurs élèves du secondaire ont décidé de garder le masque, assis en classe, malgré les allègements des mesures sanitaires qui entraient en vigueur ce lundi, a pu constater Le Journal.

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« Je ne vais pas enlever mon masque. Je trouve ça un peu stupide, parce que les cas vont augmenter dans les classes », souligne Kiera, une élève de secondaire 4 à l’école Jeanne-Mance, sur Le Plateau-Mont-Royal. 

Dans sa classe, dit-elle, moins de cinq personnes avaient décidé de retirer leur masque en matinée.

Un scénario similaire à ce qu’ont vécu Charlotte Leblanc et Rubis Campeau, toutes deux en secondaire 3, à la même école. 

« La plupart ont mis leur masque juste en dessous de leur nez, mais la majorité le gardait sur leur visage », indique Rubis. 

Les deux jeunes filles sont inquiètes d’une possible flambée des cas dans les prochaines semaines.

« Je trouve ça très rassurant de voir que les jeunes ont conscience des risques associés à la circulation du virus », se réjouit Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Roxane Borgès Da Silva, professeure.
Photo d'archives, Agence QMI
Roxane Borgès Da Silva, professeure.

Nouvelle règle

Depuis lundi, les élèves de la plupart des écoles secondaires du Québec peuvent retirer leur couvre-visage une fois assis en classe. Ils doivent toutefois le garder lorsqu’ils se déplacent dans les aires communes et dans les transports scolaires.

Liam, qui étudie en secondaire 5 à l’école Chomedey-De Maisonneuve, dans Hochelaga-Maisonneuve, a décidé de retirer le sien. 

Pour sa part, Liam, étudiant en secondaire 5 à l’école Chomedey-De Maisonneuve, a décidé de retirer le masque en classe.
Photo Camille Payant
Pour sa part, Liam, étudiant en secondaire 5 à l’école Chomedey-De Maisonneuve, a décidé de retirer le masque en classe.

« Personnellement, c’est tannant de garder un masque », confesse-t-il, tout en spécifiant que la majorité de sa classe avait conservé son couvre-visage.

Seulement 5,2 % des éclosions actives au Québec se trouvent dans des écoles secondaires, pour un total de 25 éclosions, selon les plus récentes données de l’Institut national de santé publique du Québec.

Malgré ces statistiques, Roxane Borgès Da Silva n’appuie pas l’allègement. 

« Les jeunes ont une très grande capacité d’adaptation, affirme-t-elle. Leurs petits frères et petites sœurs ne sont pas vaccinés, les personnes âgées recevront bientôt leur troisième dose. Dans le contexte, j’aurais maintenu le statu quo pour s’assurer d’avoir des Fêtes moins restrictives que l’année dernière. »

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