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Niaiser avec le climat

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Photo AFP D’une COP à l’autre, des manœuvres dilatoires.

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La grand-messe de la vingt-sixième COP, qui s’étalait sur deux semaines à Glasgow, est dite. Des résultats mitigés... Et selon les avis scientifiques, les engagements de réduction des émissions pris lors de cette COP sont bien en deçà de ceux requis pour limiter les températures à 1,5 °C sur terre.

En somme, les vœux et prières gorgés de bon sens exprimés avant et pendant la COP26 n’ont pas réussi à réanimer l’accord de Paris sur le climat. Effets de boucane à part, les combustibles fossiles se poursuivront et nous continuerons à détruire les conditions indispensables à la vie sur Terre, car le changement de température se dirigera inexorablement vers plus de 2 degrés.

Nos actes nous définissent

À moyen et long terme, en se levant le matin, les prochaines générations n’auront fort probablement pas le même privilège que la nôtre de vivre, de respirer et d’être heureux sur Terre sans trop d’ambages... Les dirigeants du monde sont présentement montrés du doigt. C’est inéquitable... Les changements de comportements vis-à-vis de l’environnement ne peuvent se faire sans une vaste adhésion des femmes et des hommes locataires de la maison commune. Sauf bien évidemment dans des pays dits totalitaires. Mais ce ne sont pas des modèles de référence... Ce qui est demandé aux dirigeants politiques du monde à court terme, c’est ni plus ni moins qu’une révolution culturelle radicale qui portera indubitablement son potentiel lot de dérives relatif à l’emploi, à la santé mentale, à la sécurité, à la cohésion sociale, à la paix, etc. Sommes-nous collectivement prêts pour des changements radicaux ? Pas sûr... Presque tout le monde les souhaite, mais personne ne veut souffrir.

Ce qu’ils auraient dit

Sorti tout droit de La matrice, voici ce qu’aurait été le commentaire de l’agent Smith à la fin de la grand-messe de la COP26 : « Je souhaiterais vous faire part d’une révélation surprenante. J’ai longtemps observé les humains, et ce qui m’est apparu quand j’ai tenté de qualifier votre espèce, c’est que vous n’étiez pas réellement des mammifères...

Tous les mammifères sur cette planète ont contribué au développement naturel d’un équilibre avec le reste de leur environnement, mais vous, les humains, vous êtes différents. Vous vous installez quelque part et vous vous multipliez, vous vous multipliez jusqu’à ce que toutes vos ressources naturelles soient épuisées, et votre espoir de réussir à vivre, c’est de vous déplacer jusqu’à un autre endroit...

Il y a d’autres organismes sur cette planète qui ont adopté cette méthode. Vous savez lesquels ? ... les virus. Les humains sont une maladie contagieuse, le cancer de cette planète. Vous êtes la peste et nous, nous sommes l’antidote ».

Affligé, Victor Hugo aurait dit : « C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. » Énigmatique, Albert Einstein aurait dit : « Ce qui caractérise notre époque, c’est la perfection des moyens et la confusion des fins. » Etc.

Et que retiendront nos descendants de nos actes ?