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Québec investit 3 millions $ pour cinq projets pilotes en dentisterie

Québec investit 3 millions $ pour cinq projets pilotes en dentisterie
NELSON SERGERIE/AGENCE QMI

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Cinq projets pilotes de cliniques dentaires de première ligne sont mis en place par Québec afin de favoriser l’accès aux soins pour les personnes à faible revenu ou vivant en région éloignée.

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Ces cliniques seront implantées en Gaspésie, en Outaouais, en Estrie et à Montréal. Elles seront implantées grâce à un investissement de 3 millions $ de Québec visant à permettre à quelque 22 000 personnes en situation de vulnérabilité d’avoir un accès aux soins préventifs et curatifs, en plus de développer l’intégration de la médecine dentaire au système de santé.

La plus grosse contribution, de 883 166$, est versée à la Clinique dentaire de première ligne Dentaville, un projet du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Par ailleurs, 153 513$ soutiendront la clinique Jim Lund, associée à la mission Bon Accueil, qui offre des soins gratuits grâce à la philanthropie depuis une décennie, un projet de la Faculté de médecine dentaire de l’Université McGill.

Un financement de 407 203$ pour soutenir la Clinique dentaire communautaire de l’Outaouais est accordé et 230 529$ sont versés pour la Clinique communautaire d’Asbestos, du CIUSSS de l’Estrie – CHUS.

Dans tous les cas, les projets pilotes prévoient notamment l’embauche de dentistes et d’hygiénistes. D’autres personnels s’ajoutent, selon l’ampleur des projets.

De passage à Gaspé, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a octroyé 845 764$ au CISSS de la Gaspésie pour soutenir la création d’une clinique à Sainte-Anne-des-Monts, qui n’a plus de dentiste après la fermeture de la seule clinique privée. Souvent, les personnes devaient se déplacer sur 100 ou 200 kilomètres pour recevoir des soins.

«C’est une approche qu’on veut faire locale dans une situation particulière. On veut agir en régions avec des enjeux locaux, a affirmé le ministre. On n’a pas le même enjeu. On a un nombre de dentistes suffisant dans le grand Montréal, on n’a pas le même enjeu ici.»

«C’est un enjeu d’attraction de dentistes. Ce n’est pas un enjeu de rémunération. C’est pour ça qu’on préfère prendre une approche locale plutôt qu’une approche mur à mur», a-t-il poursuivi.

«Demain matin, on sera actif. En attendant un dentiste sur place, on a une mesure transitoire pour mettre en places des dentistes itinérants», a lancé la présidente-directrice du CISSS de la Gaspésie, Chantal Duguay.

Si la démarche est concluante, le projet pourrait être élargi et toucher quelque 600 000 personnes, ce qui représente environ 7% de la population du Québec.

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