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Témoignage de Marc Lachapelle: avancer, coûte que coûte

Marc Lachapelle
Photo courtoisie Première course de 5 km à 300 lb.

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Il a fallu à Marc Lachapelle une visite chez son médecin de famille et la menace de faire un infarctus dans la quarantaine pour qu’il réalise que ses habitudes de vie devaient changer. Du jour au lendemain Marc a complètement revu ses habitudes de vie et il a perdu près de 100 livres en un an. Mieux, il a embarqué toute sa famille dans son virage santé !

À la course Harricana ultra-marathon 65 km, cette année.
Photo courtoisie
À la course Harricana ultra-marathon 65 km, cette année.

Marc, parle-nous de tes problèmes de poids.

À la fin de l’été 2016, mon poids est monté jusqu’à 310 livres. C’est en voyage aux îles de la Madeleine avec ma famille que je me suis retrouvé avec le mollet et la cheville vraiment enflés si bien que j’ai dû consulter mon médecin. Quand il m’a annoncé que, si je ne changeais pas, je risquais la crise cardiaque au début de la quarantaine, j’ai eu un choc ! Je me suis alors tout de suite inscrit au gym. J’ai commencé des entraînements trois à quatre fois par semaine en plus de m’initier à la course à pied. J’ai rapidement perdu 20 livres et cela m’a encouragé à persévérer. 

As-tu trouvé difficile d’intégrer l’activité physique dans tes habitudes ?

Oui, au début j’alternais course et marche et je ne pouvais courir plus de 100 mètres sans être complètement épuisé. Un mois plus tard, je me suis inscrit à ma première course de 5 km (Army race Ottawa) que j’ai réussi avec beaucoup de peine. Ma condition physique s’est rapidement améliorée, j’ai participé à une course de 10 km, puis à un demi-marathon au printemps 2017. Je n’ai plus regardé en arrière ensuite. À ce jour, j’ai plus de 25 demi-marathons, 5 marathons et 3 ultra-marathons de réalisés. 

En 11 mois, mon poids est passé de 310 livres à 199 livres. 

Aujourd’hui, j’ai gagné en masse musculaire si bien que mon poids est stable à 220 livres. Si les premiers mois de la pandémie ont été difficiles pour moi avec l’annulation de tous les événements sportifs, je me suis vite ressaisi et j’ai installé un gym à la maison. 

Qu’as-tu changé au sein de tes habitudes alimentaires ?

Je mangeais beaucoup de malbouffe, beaucoup de restauration rapide et je consommais 2 litres de liqueur par jour sans compter tous les biscuits que j’avalais chaque soir. Le changement a été drastique, j’ai complètement cessé de boire des boissons gazeuses, même si j’ai été très mal physiquement au début. Un vrai sevrage ! Mon humeur était massacrante. Ensuite, je me suis mis à compter mes calories et tenir un journal alimentaire. Je suis passé de 5000 calories consommées chaque jour à 2200 en contrôlant mes portions. J’ai aussi considérablement coupé le sucre raffiné et je cuisine aussi beaucoup plus. 

Te permets-tu encore des petits plaisirs ? 

Je mange encore des biscuits chaque soir, mais j’en prends deux au lieu de la rangée entière et j’opte pour des biscuits plus santé. 

J’aime aussi manger des arachides en écales, mon truc est de mettre les écales dans le même bol que les arachides non écalées alors ça me prend du temps pour manger et cela occupe mes mains, c’est satisfaisant et je finis par manger une quantité raisonnable. Aussi, j’adore regarder le football, et je me permets un bol de chips durant la partie. 

Si j’étais anxieux au début face aux surcharges de glucides que je consomme avant des événements sportifs, je sais aujourd’hui que mon organisme en a besoin pour mieux performer. Je prends même de la liqueur lors d’une course quand mon corps a besoin de sucres rapides au point de ravitaillement. Je ne me récompense plus avec la nourriture, mais bien avec de l’équipement sportif, dont des paires de souliers de course que j’ai en grand nombre !

Comment as-tu adapté ton alimentation à ton niveau de sport ?

J’ai consulté une nutritionniste spécialisée en nutrition sportive qui m’a considérablement aidé. J’ai vite constaté que je ne mangeais pas assez pour combler mes besoins de sportif. Ma nutritionniste a rehaussé mes apports à 2800-3000 calories par jour. Je remplis encore mon carnet alimentaire quotidiennement, cela me motive à persévérer et je poursuis mes rendez-vous avec ma nutritionniste. 

De quoi es-tu le plus fier aujourd’hui ?

Ce dont je suis le plus fier, c’est quand mes amis et collègues se prennent en main et me disent que mon histoire les a inspirés. C’est ma petite victoire ! Je suis aussi tellement content que ma femme et ma fille de 21 ans m’aient suivi depuis le début dans cette aventure en adoptant le sport elles aussi. Maintenant, l’activité physique est une drogue pour toute la famille. En termes de défi sportif, je vise un 160 km en 2024, question d’atteindre mes 50 ans plus en forme que jamais. 

Que dirais-tu à quelqu’un qui est en excès de poids et qui ne voit pas l’urgence d’agir ?

Personnellement, je ne souffrais d’aucune maladie métabolique, pas de cholestérol, de diabète ni d’hypertension. Pourtant, les bénéfices reliés à ma perte de poids et à l’amélioration de mes habitudes de vie ont été nombreux. Plus de douleurs au genou et au dos et surtout, plus d’apnée du sommeil. Mon sommeil est tellement plus récupérateur. Mon niveau d’énergie a été décuplé. 

Si tu deviens essoufflé au moindre effort, c’est le déclic qu’il faut faire quelque chose. Je dirais aussi de se donner un objectif réaliste pour ne pas se décourager et de garder le cap si un plateau se présente. Le mien a duré deux mois, et au début j’étais découragé. Après une journée difficile où tout allait mal, j’ai même plongé dans la tarte au sucre. Mon moral n’était pas mieux après l’avoir engouffrée. J’ai donc compris que je devais modifier mon entraînement et dès le lendemain, je me suis repris en main. Pour progresser, tu dois continuer, sinon tu vas régresser. C’est en regardant le chemin parcouru que j’ai réalisé que je voulais continuer d’avancer et que je me sentais tellement mieux aujourd’hui qu’en 2016. Pas question de retourner en arrière !


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