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Une préparation olympique moins stressante pour Irving

Le sauteur canadien n’a besoin que d’un top 16 pour s’assurer d’être à Pékin

Une préparation olympique moins stressante pour Irving
Photo AFP

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Les années olympiques se suivent et ne se ressemblent pas pour le sauteur Lewis Irving.

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Sans le soutien financier de Freestyle Canada en 2017, Irving avait dû couvrir les dépenses de sa saison et attendre deux semaines avant le début des Jeux pour obtenir la confirmation de sa sélection pour Pyeongchang.

Cette année, le Québécois a retrouvé son brevet et est assuré d’être à Pékin en février en raison de ses deux médailles de bronze en Coupe du monde l’an dernier. Il ne lui reste qu’à terminer dans le top 16 une fois, une formalité.

« En 2017, je revenais d’une blessure à la hanche et j’avais peu de résultats, a rappelé Irving. Je n’avais pas d’autre choix que de bien faire dans les cinq premières Coupes du monde de la saison. Après une médaille de bronze en Chine lors de la première étape, j’avais consolidé ma place en terminant en quatrième position à Lake Placid, deux semaines avant les Jeux. »

Parce que sa saison avait coûté cher, ses frères avaient mis sur pied une campagne GoFundMe afin de permettre à ses parents de l’accompagner en Corée du Sud.

« Il y a moins de stress et de pression, a-t-il indiqué. Je vais pouvoir connaître une évolution progressive afin d’atteindre le sommet de ma forme au bon moment au lieu de courir après les résultats pour tenter de me qualifier. »

« Sauf en 2017, j’amorce mes saisons lentement et j’ai besoin de temps pour prendre le rythme, mais je veux commencer avec force cette année, poursuit Irving. Les Jeux vont arriver rapidement et ça me permettrait de faire le plein de confiance. »

Retour sur la neige

Après un entraînement sur rampe d’eau à Park City, dans l’Utah, en septembre, Irving et ses coéquipiers de l’équipe canadienne ont touché la neige une première fois depuis mars, mardi, à Ruka, en prévision de la première Coupe du monde qui aura lieu les 3 et 4 décembre en Finlande.

« L’an dernier, je voulais être constant à chaque épreuve et j’ai terminé au sixième rang du classement général. Cette année, je veux être dans l’élite à chaque course et je vise un top 3. Depuis mes débuts, mon objectif est de remporter un globe de cristal. C’est réaliste de croire en mes chances et ça enverrait un bon message si j’étais en tête du classement avant les Jeux. »

Nouveau saut

Il ne sait pas à quel moment il va le sortir en compétition, mais Irving a perfectionné un nouveau saut qu’il entend bien utiliser. 

« Le vainqueur au Mondial l’an dernier a réussi le triple périlleux avec cinq vrilles et ça va prendre ça aux Jeux, a-t-il expliqué. Je l’ai fait plusieurs fois tous les jours sur la rampe d’eau et lors des spectacles cet été. Je me sens plus prêt à l’exécuter et à le réussir. Je suis très confiant. »

Irving ne sait pas à quel moment il va sortir ce nouveau lapin de son chapeau. 

« Je n’ai pas à prendre de risques pour le réussir dès la première journée et je vais prendre mon temps. Je pourrais le faire pour la première fois en janvier à Québec lors de la Coupe du monde présentée au Relais, devant ma famille et mes amis. »

Marion Thénault veut poursuivre sa progression  

Forte de sa première victoire en Coupe du monde l’an dernier et de son titre de recrue par excellence, Marion Thénault piaffe d’impatience de renouer avec la neige.

«Je suis excitée et j’ai vraiment hâte de retourner sur la neige, a raconté la sauteuse au cours d’une entrevue tout juste à son arrivée en Finlande. C’est un grand moment de débuter de sauter. On prépare notre saison depuis longtemps et je serai prête.»

L’équipe nationale a effectué sa première sortie sur neige, hier, après un camp sur les rampes d’eau de Park City au Utah en septembre et des camps physiques. 

Malgré ses succès de l’an dernier, la skieuse acrobatique de 21 ans de Sherbrooke conservera le même état d’esprit. «Je veux toujours faire le mieux possible et ça ne changera pas, a-t-elle souligné. À chaque saut, je suis toujours stressée parce que je trouve super important de démontrer ce que je peux faire. Il y aura plus de pression extérieure, mais mon approche ne changera pas. Parce que j’ai l’obsession de réussir le saut, je me mets toujours la même pression.»

Médaillée d’or lors de la dernière étape de la Coupe du monde le 13 mars à Almaty au Kazakhstan, ce qui lui a permis de se hisser au 3e rang du classement général, Thénault vise encore plus haut cette année. «Mon objectif est de remonter sur le podium et d’améliorer mes sauts, a-t-elle raconté. C’est réaliste et la couleur de la médaille peut dépendre de plusieurs facteurs. Je suis capable d’obtenir de meilleurs pointages. Et je vise une place en Super finale (Top 6) aux Olympiques à Pékin.»

En vertu de ses deux médailles en Coupe du monde l’an dernier, elle avait aussi remporté le bronze à Moscou le 23 janvier, Thénault est assurée d’être en Chine. Elle doit seulement réussir un Top 16 cette année.

À l’approche des Jeux, Thénault et son entraîneur ont préféré jouer de prudence. «Je ne vais pas rentrer de nouveau saut, a-t-elle expliqué. On a décidé de miser sur une meilleure exécution et la constance. On a opté pour l’approche sécuritaire.»

«Je n’étais pas 100 pour cent prête pour le triple périlleux et je le ferai dans le prochain cycle olympique, d’ajouter Thénault. Ça arrive très, très souvent que des filles avec un double périlleux se retrouvent sur le podium si elles réussissent une belle exécution. Je suis confiante d’obtenir de bons résultats.»

L’ancienne gymnaste ne se tracasse pas avec la pression reliée à son nouveau statut sur le circuit. «Oui il y a un stress, a-t-elle convenu, mais je vis des expériences incroyables. Je suis chanceuse de vitre tout ça et ça me pousse à être la meilleure athlète possible.» 

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