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État d’urgence en Colombie-Britannique, d’autres décès à venir

État d’urgence en Colombie-Britannique, d’autres décès à venir
AFP

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L’état d’urgence a officiellement été déclaré en Colombie-Britannique, mercredi, à la suite des pluies torrentielles historiques qui ont causé des inondations monstres, entrainant des milliers d’évacuations et au moins un décès.

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«Les derniers jours ont été extrêmement difficiles pour les Britanno-Colombiens, alors que nous avons vécu un autre désastre naturel. De fortes pluies, des vents violents et des inondations ont dévasté des communautés entières», a confié le premier ministre John Horgan en faisant le point sur la situation.

Mardi, les autorités ont annoncé un premier décès, celui d’une automobiliste ensevelie par l’une des nombreuses coulées de boue ayant dévasté le réseau routier du sud de la province.

«Malheureusement, nous nous attendons à confirmer d’autres décès dans les jours à venir», a cependant annoncé M. Horgan.

«Nous vivons une époque très difficile», a pris soin de rappeler M. Horgan en évoquant la crise de santé publique, les feux de forêt, le dôme de chaleur et maintenant les inondations qui accablent sa province.

Compte tenu de l’état des routes et des difficultés pour approvisionner les communautés touchées par les inondations, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence, ce qui permettra de mobiliser encore plus de moyens sur le terrain. Des restrictions sur les déplacements seront aussi imposées, a précisé le premier ministre.

«S’il vous plait, ne faites pas de sur provision. Ce dont vous avez besoin, vos voisins en ont aussi besoin», a insisté M. Horgan en ajoutant qu’il espère que les lignes d’approvisionnement pourront reprendre rapidement.

Peu auparavant, le gouvernement Trudeau a confirmé l'envoi de militaires pour aider les secours, répondant ainsi à une demande d'assistance formulée par la province.

Des milliers d’évacuations

Au total, quelque 17 775 personnes ont dû être évacuées en raison des inondations, tandis que près de 6000 demeures sont sous le coup d’un ordre d’évacuation et plus de 3600 autres sont sous le coup d’une alerte d’évacuation.

Certaines évacuations ont dû être réalisées par la voie des airs, faute de pouvoir atteindre les résidences des sinistrés autrement. C’est notamment le cas pour près de 200 personnes à Abbotsford, à quelques dizaines de kilomètres à l’est de Vancouver, a expliqué le maire Henry Braun.

Un secteur de la ville, la prairie de Sumas, risquait d’être complètement inondé en raison du dépassement de la capacité de la station de pompage de Barrowtown, qui empêche l’ancien lac Sumas de se reformer.

Le maire Henry Braun a exhorté les résidents à évacuer les lieux, alors que certains, notamment les agriculteurs, hésitaient à abandonner leur bétail, selon ce qu’a rapporté le «Vancouver Sun».

La vie humaine «est plus importante que celle du bétail ou des poulets», a déclaré M. Braun en conférence de presse.

Des sacs de sable étaient posés autour de la station pour gagner du temps, alors que la Ville a coupé l’eau courante pour toute la région, en raison de la rupture de l’aqueduc principal.

La ville de Merritt, à 250 kilomètres au nord-est de Vancouver, a été également évacuée par ses 7000 résidents vers des centres d’accueil de Kamloops, de Kelowna et de Salmon Arm.

Parmi les personnes évacuées, plusieurs étaient hésitantes à quitter leur résidence par peur des pillages, alors que le débordement d’une rivière a submergé trois ponts et inondé l’usine de traitement des eaux usées.

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