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Enlèvement du président de Cora: la victime en colère contre les enquêteurs

Enlevé, le président de Cora s’est défoulé par textos

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La défense a tenté de dépeindre aujourd'hui le président des restaurants Cora comme un homme colérique et harcelant, avec des textos dans lesquels il se fâche contre les enquêteurs, allant même jusqu’à remettre en doute l’enlèvement dont il a été victime. 

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« Vous êtes des pas bons. You guys are weak [Vous êtes des faibles] », a entre autres lu au jury l’avocat de la défense, Me Hovsep Dadaghalian, qui fait équipe avec Me Christopher Lerhe-Mediati.

Le témoin, Nicholas Tsouflidis, enlevé par des ravisseurs le 8 mars 2017, a reconnu lors d’un contre-interrogatoire corsé avoir envoyé ces messages textes à l’enquêteur de la Sûreté du Québec chargé du dossier.

Paul Zaidan, 52 ans, subit son procès au palais de justice de Laval pour cet enlèvement. Une adresse courriel qui figurait sur la lettre de rançon demandant 11 M$ à Cora Tsouflidou, la mère de la victime et fondatrice des restaurants du même nom, a permis de remonter jusqu’à cet ex-franchisé, selon la théorie de la Couronne.

Dans d’autres textos lus au jury, dont certains datent du mois dernier, M. Tsouflidis traite de lâche l’enquêteur et l’envoie promener. Il n’a jamais reçu de réponse à sa série de messages.

Il a expliqué au jury qu’à ce moment, il était « en colère », car il avait l’impression qu’on lui cachait des informations.

« Il y a une personne d’arrêtée. Mais il y avait d’autres individus chez moi [le soir où j’ai été enlevé] », a justifié M. Tsouflidis.

L’homme d’affaires a aussi été longuement questionné sur des détails minutieux, dont le coffre-fort que les ravisseurs ont volé dans sa maison en environ une minute, d’après lui. 

« Qui savait que vous aviez ce coffre-fort ? » lui a demandé Me Dadaghalian. Il a répondu que seulement 4 ou 5 proches en connaissaient l’existence.

Tout au long de la journée, l’avocat de la défense a fait référence à l’événement comme le « kidnapping allégué » remettant en doute le fait qu’il s’agirait bel et bien d’un enlèvement.


♦ Le contre-interrogatoire de Nicholas Tsouflidis se poursuit demain.

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