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Le MTQ en quête d'une façon de remplacer les revenus de la taxe sur l'essence

Le MTQ en quête d'une façon de remplacer les revenus de la taxe sur l'essence
Joël Lemay / Agence QMI

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Avec l’électrification des transports, la manne de la taxe sur le carburant, qui permet à l’État québécois de récupérer en moyenne 2 milliards $ par année, est appelée à se tarir, si bien que le gouvernement doit changer à la remplacer

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«On a de moins en moins de consommation d'essence, mais comme il y a des taxes sur l'essence, il va y avoir de moins en moins de taxe qui vont entrer dans les coffres du gouvernement», a expliqué Gilles Payer, porte-parole pour le ministère du Transport (MTQ).

Pour prévenir le coup, le MTQ a lancé en 2019 le Chantier sur le financement de la mobilité, qui vient de se terminer. Plus de 240 partenaires ont été rencontrés et 58 mémoires ont été déposées.

Le ministère recherche une manière de récupérer au moins 2 milliards de dollars par année, soit l'équivalent des revenus sur la taxe du carburant.

La situation de plusieurs endroits dans monde a été analysée, par exemple, aux États-Unis, en Norvège, en Suède et en Allemagne

«On a retenu 39 outils, qui sont parfois déjà utilisés, mais qui pourraient l'être différemment», a détaillé le porte-parole du MTQ.

Le MTQ ne veut pas dévoiler quelles mesures seront priorisées et analysées afin de ne pas alerter inutilement les contribuables. Mais voici des exemples soulevés dans des documents officiels:

  • taxe sur la recharge des véhicules électriques
  • péage
  • péage cordon
  • voies réservées avec accès tarifié
  • hausse des coûts du permis de conduire et des immatriculations
  • taxe d'acquisition pour les véhicules de luxe ou électriques

Concrètement, ces mesures pourraient avoir des impacts sur le portefeuille des automobilistes.

«C'est quoi le potentiel d'augmenter les plaques d'immatriculation de 1 $? Ça veut dire que s'il y a 6 millions de voitures immatriculées au Québec, ça fait 6 millions de dollars de plus pour le gouvernement. Ce qui sera analysé, c’est l'aspect administratif. Est-ce simple, est-ce efficace, est-ce rapide?», a affirmé M. Payer.

Le MTQ a cependant fait savoir qu'il était toujours en processus d’analyse quant à l’impact des différents outils sur les ménages, les citoyens, les entreprises et les municipalités, a expliqué de son côté le cabinet du ministère des Transports. Le choix des mesures qui seront appliquées n'est pas encore fait, a ajouté le cabinet mercredi soir.

Un rapport sera remis en 2023, et les élus devront par la suite agir et appliquer certaines des recommandations.

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