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Enlevé, le président de Cora buvait et fumait avec ses ravisseurs

Ils n’ont d’ailleurs pas été violents envers leur victime, même quand elle les insultait

GEN - LE PROCÈS DE PAUL ZAIDAN
PHOTO MARTIN ALARIE L’accusé Paul Zaidan lors de son arrivée au palais de justice de Laval plus tôt cette semaine

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Même s’il les insultait et leur criait après, le président des restaurants Cora a raconté ne pas avoir été violenté par ses ravisseurs, qui lui ont même servi des cigarettes et des verres d’alcool alors qu’il était enchaîné dans le sous-sol d’une résidence. 

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«Vous êtes caves. Vous êtes poches. Votre plan est nul. Ça ne fonctionnera pas», a entre autres balancé Nicholas Tsouflidis à ses ravisseurs la nuit où il a été menotté et attaché aux chevilles avec des chaînes pendant de longues heures dans le sous-sol d’une résidence de Laval.

Le président a été kidnappé le 8 mars 2017 à sa maison de Mirabel. Pour l’amener, trois individus l’ont mis dans le coffre d’une voiture, d’où il a réussi à se défaire de ses attaches autobloquantes et à passer un coup de fil au 911.

Paul Zaidan, 52 ans, subit actuellement son procès au palais de justice de Laval en lien avec cet enlèvement. Une adresse courriel qui figurait sur la lettre de rançon demandant 11 M$ à Cora Tsouflidou, la mère de la victime et fondatrice des restaurants du même nom, a permis de remonter jusqu’à cet ex-franchisé, selon la théorie de la Couronne.

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Moins agressifs

Dans la soirée, les ravisseurs ont fouillé l’homme d’affaires et trouvé le cellulaire qu’il cachait dans sa veste, avait témoigné Nicholas Tsouflidis mardi. C’est à partir de ce moment que leur attitude a complètement changé, a-t-il précisé hier lors d’un long contre-interrogatoire serré. 

«Ils sont devenus beaucoup moins agressifs. Je leur ai dit que j’avais appelé le 911 et que la police s’en venait. J’ai senti que c’est eux qui avaient peur à ce moment», a-t-il dit.

Les avocats de la défense, Me Hovsep Dadaghalian (à gauche) et Me Christopher Lerhe Mediati (à droite).
Photo CHANTAL POIRIER
Les avocats de la défense, Me Hovsep Dadaghalian (à gauche) et Me Christopher Lerhe Mediati (à droite).

Du fort et des cigarettes

Un peu plus tard, l’homme d’affaires a demandé un verre d’eau pour se désaltérer. Ces derniers lui ont plutôt servi une canette de Palm Bay, une boisson alcoolisée, qu’il a bue. Il a ensuite consommé du Jack Daniel’s et une autre sorte d’alcool fort directement à la bouteille jusqu’à se sentir «pompette». 

Les ravisseurs prenaient eux aussi un verre, selon son témoignage. 

«Est-ce qu’ils ont fait un cheers avec vous?», lui a demandé ironiquement l’avocat de la défense, Me Hovsep Dadaghalian, qui fait équipe avec Me Christopher Lerhe Mediati. 

En plus de l’alcool, on lui a donné plusieurs cigarettes et offert de la nourriture, a fait savoir le témoin.

Questionné pour savoir si ses ravisseurs avaient été violents envers lui, M. Tsouflidis a répondu ne pas avoir été battu ou frappé, et ce, même quand il les insultait. 

Rappelons que les avocats de la défense tentent de démontrer que le président de la chaîne de restaurants n’a pas été victime d’un enlèvement. Le contre-interrogatoire de Nicholas Tsouflidis se poursuit demain.

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