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Legault va-t-il supplier le CH?

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Photo d’archives Le premier ministre François Legault n’a jamais caché sa passion pour le Canadien. En pleine conversation avec Jonathan Drouin lors d’une distribution de masques en mai 2020 près de la station de métro Cadillac.

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Non, mais comment François Legault peut-il tenir une conférence de presse pour lancer son comité pour le redressement du hockey mineur québécois dans le royaume du pire fossoyeur du hockey francophone des 20 dernières années ?

François Legault est déjà très populaire. Les Québécois lui mangent docilement dans la main. Avait-il besoin d’un masque du CH pour entamer sa prochaine campagne électorale ?

Legault connaît le Québec. Il aime le hockey et je le soupçonne de s’y connaître. A-t-il déjà entendu parler de Trevor Timmins ? Est-il conscient qu’en mai dernier, pour la première fois en 109 ans d’histoire, aucun Québécois francophone n’était en uniforme pour le Canadien, grande équipe fondée pour représenter les Canadiens français ?

François Legault a-t-il réfléchi au tort incommensurable causé au hockey québécois par Trevor Timmins et les directeurs généraux qui l’ont suivi ? Avec la complicité des propriétaires.

Quand une équipe comme le Canadien méprise les « indigènes » et vomit sur le talent québécois, quel est le signal envoyé au reste de l’Amérique du Nord ? Tout le milieu du hockey connaît le sort réservé aux trop rares dépisteurs œuvrant au Québec et dans les Maritimes. C’est simple : quand ils parlent à la grande table de Bergevin, on ne les écoute pas.

Et François Legault s’en va aujourd’hui se prosterner pour recevoir la bénédiction de Geoff Molson ?

Calvaire !

QUE LE CH S’ENGAGE !

Il n’y a qu’une façon d’expliquer cette démarche humiliante. Il faut que François Legault ait obtenu l’assurance que le Canadien, avec Geoff Molson et France Margaret Bélanger, va donner un véritable coup de barre favorable au hockey québécois. 

Même si, on le sait déjà, le Centre Bell est construit sur le territoire non cédé des Mohawks de l’État de New York !

C’est cet espoir encore menu qui pourrait justifier le geste hautement symbolique du premier ministre du Québec. On parle de Monsieur François Legault, pas de Frankie Legault quand même.

Si Geoff Molson y va d’une déclaration claire et sentie qui va se transmettre jusqu’au grand Trevor Timmins, alors je dirai que cette quête de gloriole au Centre Bell aura valu la peine.

Selon des informations qui transpirent chez les dirigeants du CH, je peux croire qu’on commence à comprendre dans le bureau de Molson et des autres actionnaires de la grande machine à faire du cash.

David Savard, Cédric Paquette et Mathieu Perreault sont là pour témoigner. 

QUEL SERA LE RÔLE DE THIBAULT ?

Donc le gouvernement caquiste a décidé de former un comité pour étudier la situation catastrophique du hockey amateur au Québec et attend des recommandations en mars prochain.

Marc Denis sera le président du comité. Mais alors quel sera le rôle de Jocelyn Thibault, qui vient tout juste d’accepter le poste de directeur général de Hockey Québec ?

C’est Thibault qui va faire le travail d’analyse du hockey mineur et au printemps, il va appliquer les recommandations du comité ?

C’est évident que les deux hommes, qui sont de belles personnes et qui savent vivre, vont clamer leur bonne entente. Je m’y attends.

Mais c’est quoi, la réponse à la question ? Qui aura le dernier mot ? Denis ou Thibault ?

De plus, les deux sont actionnaires ou officiers de deux équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec : le Phœnix de Sherbrooke et les Saguenéens de Chicoutimi. Je présume donc que le rôle de la LHJMQ ne sera pas trop remis en question et que le hockey scolaire restera marginal. Ainsi va la vie.

SAPUTO CHERCHE UN PRÉSIDENT

La rumeur a été confirmée. Joey Saputo se cherche un président pour son ancien Impact. Il a déjà reçu de nombreuses candidatures.

Si Saputo cherche un président capable de ramener l’organisation vers sa clientèle, capable de rétablir la communication avec les partisans et surtout la clientèle plus large du soccer, il devrait peut-être regarder du côté du Centre Bell.

Paul Wilson a appliqué avec une discipline de fer les exigences de sa direction. Censure totale et absolue, contrôle complet de l’information en se servant des partenaires de la télé et de la radio pour clamer la bonne nouvelle.

J’ai connu le même Paul Wilson au Grand Prix du Canada, où la mission était le contraire. Faire parler du Grand Prix et établir des liens et des réseaux de communication avec les médias et les fans. C’est ce Paul Wilson qui serait fort utile comme président de l’Impact. Y’est capable d’opérer.

Cela dit, aux dernières nouvelles, Wilson arrivait à se dépatouiller dans les embrouilles du Canadien. Peut-être qu’il est comme un chirurgien. Il aime ça quand ça va mal...

C’est un meilleur défi.