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Les directions d’établissement scolaire s’inquiètent de la montée de la violence chez les jeunes

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L'Association montréalaise des directions d'établissement scolaire (AMDES) s’est dite inquiète de la montée de la violence chez les jeunes à Montréal et estime qu’il faut davantage soutenir les organismes communautaires qui mettent en place des activités de prévention, d'éducation et de réinsertion.

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«Lorsque de tels événements se produisent, les directions, de concert avec les Centres de services scolaires, mettent en place les ressources pour accompagner tant les jeunes que les enseignants et les personnels. Cette approche de soutien a fait ses preuves, mais nous considérons qu'il y a urgence d'agir en prévention pour éviter que de tels drames ne se reproduisent», a déclaré par voie de communiqué la présidente de l'AMDES, Kathleen Legault, en réagissant au meurtre d’un ado de 16 ans survenu dimanche dans le quartier Saint-Michel.

L’AMDES réclame ainsi la mise en place d'une concertation à l'échelle de l'île de Montréal réunissant tous les intervenants concernés dans le but de créer «un plan de prévention efficace et qui tienne compte des particularités du terrain».

Pour l’AMDES, le soutien envers les organismes communautaires qui mettent en place des activités de prévention, d'éducation et de réinsertion est primordial.

L’association estime également que les services policiers doivent adopter une approche communautaire et collaborative, avec entre autres, l'ajout d'agents sociocommunautaires «qui rehaussent naturellement les liens de confiance avec les jeunes et la communauté».

«Nous devons déplorer que depuis plusieurs années, les policiers qui étaient affectés aux écoles sont moins présents au profit d'autres mandats qui leur ont été confiés. Il faut retrouver la collaboration qui existait et au besoin, l'accroître et l'élargir systématiquement aux organismes communautaires qui font un travail essentiel», a ajouté la présidente de l'AMDES.

Contrôle des armes

L'AMDES réclame également une intervention des gouvernements pour contrôler les armes à feu tant leur entrée en sol canadien que leur circulation et des mesures punitives en lien avec la possession et le trafic.

«De grâce, que les gouvernements n'attendent pas d'autres drames pour légiférer. Parallèlement, mettons-nous au travail ensemble pour déployer sur le territoire de Montréal un plan de prévention de la violence concerté et structurant. En tant qu'intervenantes de première ligne, les directions d'école souhaitent être associées à la réflexion et consultées», a indiqué Mme Legault.

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