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On ne peut tolérer ce climat toxique à Montréal

GEN-VIGILE-MONTRÉAL
Photo Agence QMI, Thierry Laforce Les jeunes qui se recueillent.

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La mort absolument révoltante du jeune Thomas Trudel, à Montréal, dimanche, nous a rappelé que la question de l’insécurité est désormais centrale dans certains quartiers de Montréal.

Les fusillades à répétition des derniers mois annoncent une ville de plus en plus violente, ensauvagée par des gangs de rue qui se fichent non seulement de la loi, mais entendent imposer la leur.

Comment réagir ? Comment leur tenir tête et les casser ?

Telle est la question, mais on peine à la formuler adéquatement tellement elle est écrasée par le politiquement correct.

Armes

Les accusations mensongères de racisme systémique et de profilage racial à répétition contre la police depuis plus d’un an limitent la capacité de lutter contre les gangs de rue.

On trouve même des universitaires d’extrême gauche pour expliquer que la lutte contre les armes à feu relève du racisme anti-noir.

On y verra un rappel qu’il faut se méfier de ces « experts » qui se sont emparés de l’université et qui nous refilent leurs foutaises idéologiques dans un emballage pseudo-scientifique.

Faut-il vraiment rappeler que ceux qui menacent la vie des populations issues de ces quartiers ne sont pas les policiers, mais les voyous, les bandits, les gangs, qui entendent y construire un petit empire criminel ?

Alors que faire ? Je dirais d’abord qu’on ne doit surtout pas se tromper de cible.

Quand on s’en prend de manière un peu floue aux armes à feu en général, on se trompe de cible.

Soyons sérieux : ce ne sont pas les armes de chasse ni même les armes légales en général qui posent problème, en ce moment, et ce ne sont pas les chasseurs qui rendent la métropole dangereuse.

Les armes en question sont des armes illégales, nous le savons, qui entrent en catimini par la frontière américaine.

Alors on aurait beau faire la vie dure aux chasseurs et se montrer encore plus tatillon administrativement avec tous ceux qui ont des armes, cela ne changerait rien à l’affaire.

Dans les circonstances, ils servent de boucs émissaires de manière un peu trop claire pour que la manœuvre ne soit pas visible à tous ceux qui veulent bien voir.

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Ensauvagement

Mais tel est souvent le mode de fonctionnement de nos politiciens : à défaut d’avoir le courage de s’en prendre à ceux qui causent des problèmes, ils décident, pour donner l’impression d’agir, de s’en prendre à l’ensemble de la population. Ils embêtent ceux qui n’ont rien fait, car ils n’ont pas le courage de s’en prendre à ceux qui posent vraiment problème.

Une chose est certaine : on ne peut tolérer que s’installe peu à peu ce climat toxique à Montréal.

Car une fois une dynamique d’ensauvagement engagée, elle est particulièrement difficile à arrêter.

Ceux qui relativisent tout cela en soutenant que Montréal demeure néanmoins une ville sécuritaire refusent de voir la réalité en face.

La guerre aux gangs de rue est une question de salut public.