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Vite, un vote de confiance pour Erin O'Toole

Erin O’Toole
Photo d'archives, Agence QMI Erin O’Toole

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Pour gagner, les politiciens sont souvent prêts à souffler le chaud et le froid. C’est ce qu’Erin O’Toole a fait durant la course à la chefferie en 2020.

Le chef conservateur s’est présenté comme un « vrai bleu » voulant ainsi faire un contraste avec Peter MacKay, qui provient de l’aile plus progressiste du parti.

M. O’Toole a remporté, mais on savait déjà que la suite allait être compliquée pour lui. Vouloir faire un recentrage du parti, sans l’avoir dit durant la chefferie, comportait son lot de risques.

Les mécontents

La grogne au sein du caucus et des militants est présente, c’est normal après une défaite.

La sortie de la sénatrice Denise Batters, lundi, résume ce que plusieurs membres pensent.

Son expulsion du caucus risque de donner des munitions à ceux qui souhaitent la fin du règne O’Toole, mais également refroidir les ardeurs de certains députés qui souhaitent du changement.

Dans sa pétition, Mme Batters demande que le vote de confiance soit devancé.

C’est la chose à faire. C’est la seule façon pour le chef conservateur d’avoir l’heure juste sur son avenir.

Sinon, ce sera le supplice de la goutte d’ici le vote à l’été 2023.

Deux questions

Depuis lundi, plusieurs députés ont manifesté leur appui envers le chef.

Il est clair que ces gazouillis étaient une commande du bureau du chef. On sentait un manque flagrant d’enthousiasme chez certains.

Les élus ne veulent pas d’une course à la chefferie comme les Canadiens ne voulaient pas d’une élection.

En revanche, les députés doivent se poser deux questions : sont-ils prêts à se présenter à nouveau comme candidat pour M. O’Toole et est-ce que le chef conservateur peut remporter la prochaine élection fédérale ?

S’ils répondent oui à ces questions, les conservateurs seront en mesure d’aller de l’avant et d’arrêter de faire du surplace.

S’ils disent non, ils savent quoi faire.