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Faut se parler de Guy Nantel

Faut se parler de Guy Nantel
Photo d'archives, Agence QMI

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Quand j’ai vu que Guy Nantel était au cœur d’une controverse, je me suis demandé ce qu’il avait bien pu commettre comme crime grave. Avait-il tenu des propos haineux, micro-agressé une personne vulnérable ?

Non, Guy Nantel a juste posé des questions tout à fait légitimes au sujet des relations hommes-femmes.

Mais parce qu’il a eu le culot de critiquer le petit catéchisme des néo-féministes, remettre en question le dogme, il est cloué au pilori par les grandes prêtresses.

QUEL PÉCHÉ A-T-IL COMMIS ?

Vous savez que Guy Nantel a sorti un livre intitulé Le livre offensant. Pour compléter les débats soulevés dans son bouquin, il a filmé des débats avec différents intervenants sur le racisme systémique ou la liberté d’expression. Ces courtes capsules s’intitulent : Faut en parler.

Dans la capsule Féminisme et culture du viol, Nantel reçoit Anne-Marie Dupras, humoriste, et Lili Boisvert, journaliste.

J’ai trouvé cette discussion un peu maladroite par moments, un peu cacophonique, mais certainement pas « toxique ».

Guy Nantel confronte ces dames au fait que les termes « culture du viol » et « mascu-linité toxique » ne sont pas des expressions qui favorisent un dialogue épanoui entre les hommes et les femmes. Il démontre par a+b que l’expression même de « culture du viol » ne tient pas debout au Québec. En effet, qui peut affirmer qu’ici, on valorise ou encourage les agressions sexuelles ?

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Puis Guy Nantel soulève une question pertinente : pourquoi une femme humoriste peut-elle faire une blague sur le non-consentement d’un homme alors que le contraire est interdit ?

Enfin, Nantel affirme que les dénonciations anonymes sur le web sont antidémocratiques dans un État de droit et que les victimes devraient plutôt se tourner vers le système de justice.

Et c’est uniquement pour avoir fait ces trois affirmations (avec lesquelles je suis entièrement d’accord) qu’il est la cible de la meute ?

Les pleureuses habituelles (Martine Delvaux, Stéphanie Boulay et compagnie) se sont déchaînées sur le dos de Nantel. Il s’est fait traiter de « toxique » par les plus virulentes féministes du Québec.

Le journal Métro est même allé demander à Alice Paquet ce qu’elle pensait de tout ça. Hé misère.

Il va bien falloir un jour se demander pourquoi Mme Paquet, qui déplorait que Guy Nantel l’ait ramenée sous les projecteurs en parlant d’elle (sans la nommer) dans un spectacle d’humour, se remet constamment sous les projecteurs pour parler de lui à la moindre occasion.

En fait, si quelqu’un dit des énormités dans cette capsule vidéo, c’est bien Lili Boisvert. Elle affirme sans broncher : « Il y a trop d’hommes en humour au Québec » (imaginez si un homme disait : « Il y a trop de femmes en médecine au Québec »).

Et elle maintient qu’au Québec, « le système ne met pas en prison les agresseurs sexuels ». 

Ce qui est un mensonge et une énormité.

LA VIDÉO OFFENSANTE

Quelle ironie ! Un humoriste sort un livre qui dénonce le fait qu’une minorité est constamment offensée au moindre mot de travers... et qu’est-ce qui arrive ? Une minorité de gens sont offensés parce qu’il a dit des mots qui leur déplaisent.

J’imagine que Nantel est déjà en train d’écrire Le livre offensant, deuxième partie.