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Il faudra s'adapter aux changements climatiques

Il faudra s'adapter aux changements climatiques
Photo AFP

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C’est une nouvelle fois le chaos en Colombie-Britannique.

Des inondations ont littéralement envahi une partie de la province. Un mois de pluie en deux jours. 

Il faut voir les images. 

Des maisons sont complètement englouties. Des routes détruites. Des ponts effondrés. Les comptoirs d’épicerie vides. La livraison de besoins essentiels arrêtée. Les trains suspendus. Le port de Vancouver fermé. Des terres agricoles dévastées. Des animaux évacués par motoneige. Une ville complète évacuée. Tout cela en quelques jours.

Les pertes économiques se comptent déjà en milliards de dollars.

L’état d’urgence a été déclaré. Une deuxième fois en l’espace de quelques mois.

La dernière fois, c’était fin juin, un « dôme de chaleur » les secouait. Un village nommé Lytton était assommé par un 49,6 °C. Deux jours plus tard, 90 % du village était rayé de la carte par des feux de forêt. 

Les climatologues s’entendent : ce genre d’événement serait « virtuellement impossible » sans les bouleversements climatiques. 

S’adapter

On parle beaucoup de la réduction de nos GES.

Il faudra aussi parler de notre adaptation aux changements climatiques. C’est moins alléchant, je sais, ça ne fait pas gagner de votes, mais c’est cela qui est en jeu vu notre incapacité à infléchir nos émissions de GES. 

C’est particulièrement le cas au Québec où nos deux axes routiers, beaucoup de nos terres agricoles et de nos maisons longent le fleuve Saint-Laurent. 

On est particulièrement à risque. On compterait par exemple 273 segments de route vulnérables, particulièrement sur la route 132, que beaucoup croient condamnée. On prédit même que certains endroits côtiers pourraient être avalés : Beauport et Limoilou à Québec, certaines villes de la Rive-Nord et la région de Trois-Rivières. 

S’il y a une chose à retenir de ces catastrophes en série, qui frappent la Colombie-Britannique aujourd’hui, mais qui pourraient bien frapper le Québec demain, c’est qu’on ne peut résumer la crise climatique à quelques cibles lointaines ou à une affaire de voitures électriques.

La crise climatique devient une question de sécurité.