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La SQ veut limiter les collisions graves

Un nouveau plan d’action est mis en place

Sécurité routière Paul Leduc
Photo d'archives, Axel Marchand-Lamothe Paul Leduc, Sûreté du Québec

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La Sûreté du Québec espère donner un coup de barre pour réduire les collisions graves en misant notamment sur une plus grande collaboration avec les polices municipales.

«C’est pratiquement un décès par jour qui survient sur l’ensemble de nos réseaux et c’est souvent un fait divers sur lequel on ne s’attarde même pas. On veut changer ce paradigme», insiste le capitaine Paul Leduc, responsable du Service de la sécurité routière et récréotouristique de la Sûreté du Québec.

Le corps de police provinciale veut donc en faire plus, bien qu'il y ait depuis cinq ans une tendance à la baisse des collisions graves, avec une moyenne annuelle de 884, dont 229 mortelles.

C’est dans cette optique qu’un nouveau plan d’action en la matière est lancé par la SQ. Nommé «PISTE» il s’échelonnera jusqu’en 2026.

Collaboration

Parmi les cinq axes de la nouvelle stratégie, ce sont les futurs partenariats avec la police municipale qui devraient surtout retenir l’attention, alors que la SQ ne comptera pas sur plus d’effectifs pour surveiller les routes.

À titre d’exemple, les agents provinciaux ont invité pour une première fois les corps de police autochtones à se joindre à l’opération de sensibilisation à la consommation d’alcool et de drogue pour la période des Fêtes.

«Ce sont les opérations nationales concertées en sécurité routière, comme on faisait déjà, mais bonifiées», résume l’inspecteur-chef Luc Belzile, directeur de la sécurité des réseaux de transport. Il précise que celles-ci s’appliqueront aussi aux sentiers et aux plans d’eau.

Nouvelle ère

Dès l’année prochaine, la SQ pourra également travailler avec de nouvelles technologies. Les rapports d’accident seront dorénavant informatisés. 

«Ça va nous aider grandement, parce qu’on va les avoir en direct. Les collisions sont où, les causes sont quoi? On va être capables d’informer nos policiers plus rapidement des zones problématiques, des zones chaudes», note le capitaine Leduc.

Par ailleurs, de nouvelles caméras pourraient être installées l’an prochain sur les autoroutes dans le cadre d’un projet-pilote pour épingler les conducteurs nonchalants au volant.

«Cette caméra prend une photo à 45 degrés dans l’auto, donc on voit, dans le pare-brise, le conducteur, s’il porte sa ceinture, et on voit s’il utilise un cellulaire, soit à l’oreille ou sur les cuisses», a précisé au Journal le capitaine Leduc.

Dans les dernières années, la distraction au volant est devenue l’une des trois principales causes d’accident entraînant des blessures au Québec.

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