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Patinage de vitesse: en panne d’énergie

Laurent Dubreuil a fini 12e à la Coupe du monde de Stavanger en Norvège

Laurent Dubreuil
Photo d’archives, Didier Debusschère Laurent Dubreuil, photographié ici à Québec en octobre, croit qu’il pourra rebondir en Norvège.

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Malgré une 12e place, vendredi au 1000 m de la Coupe du monde de Stavanger en Norvège, Laurent Dubreuil n’est pas inquiet de sa performance.

Habitué des podiums depuis deux ans, le patineur de vitesse longue piste estime qu’il pourra rebondir dès samedi lors du premier 500 m de la fin de semaine.

« Même si je ne me sentais pas aussi bien que la semaine dernière en Pologne, je n’ai terminé qu’à 0,56 s du vainqueur, a souligné Dubreuil, qui a franchi la ligne d’arrivée en 1 min 9,23 s. 

« J’étais à plat et je n’avais pas l’énergie habituelle. Pour une raison que j’ignore, j’ai ressenti de la fatigue au cours des deux dernières journées. Ce ne fut pas ma meilleure course, avec des erreurs techniques, notamment dans le dernier virage, et une mauvaise exécution, mais je fus néanmoins assez compétitif. Ce n’est pas un désastre. »

Des hollandais battables

Auteur des meilleurs temps d’ouverture sur 200 m et 600 m, Dubreuil n’a pas l’intention de modifier sa stratégie de course. 

« Dans le passé, je partais plus lent, mais je ne finissais pas plus vite et réalisais un temps plus lent, a souligné le champion mondial sur 500 m. Je dois utiliser mes forces. J’ai un avantage sur la majorité de mes adversaires et je dois m’en servir. »

« J’espère que c’est seulement une mauvaise journée, a poursuivi le patineur de Lévis. Je suis confiant parce que j’étais premier après 600 m même si mon temps était moins rapide que la semaine dernière. Je crois fermement en mes chances de médaille sur 1000 m cette année. La vitesse est là et je dois moins casser dans le dernier 200 m. J’ai déjà gagné des médailles après avoir été exclu du podium à la course précédente. Il y a quelques années, j’aurais rêvé de terminer dans le top 12. Ça fait seulement deux ans que je gagne des médailles au 1000 m. »

Pour une deuxième Coupe du monde consécutive, les Hollandais ont monopolisé le podium. Thomas Krol a enlevé l’or en vertu d’un chrono de 1 min 8,66 s, suivi de ses compatriotes Kai Verbij (1 min 8,68 s) et Kjeld Nuis (1 min 8,74 s). Trois Japonais ont aussi fait leur place dans le top 10.

« Les Hollandais sont les meilleurs au monde, a indiqué Dubreuil, et il y a quatre gars qui peuvent légitimement gagner à chaque course. Signe de la profondeur de leur équipe, ce n’était pas les mêmes trois gars sur le podium qu’en Pologne. Ils sont vraiment bons, mais ils ne sont pas imbattables. Ils ont déjà gagné par une seconde, mais actuellement ils le font par la peau des fesses. Ils sont à portée de mains. »

Antoine Gélinas-Beaulieu et Vincent De Haître ont terminé respectivement en 15e et 18e place avec des chronos de 1 min 9,46 s et 1 min 10,26 s.

Maltais au dernier rang

Chez les femmes, Valérie Maltais a terminé au 20e et dernier rang, elle qui a aussi pris part au 5000 m dans le groupe B, où elle a conclu en troisième position. 

« Dès le départ, j’avais les jambes lourdes, a-t-elle expliqué. Je sais que je peux faire mieux, mais je vais avoir besoin de plus de repos. On a décidé que j’allais patiner le 5000 m parce les résultats sont cumulatifs avec le 3000 m dans la sélection olympique, qui demeure mon épreuve de prédilection avec la poursuite par équipe. »