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«S.O.S. Fantômes: l'au-delà»: une relance presque inutile

«S.O.S. Fantômes: l'au-delà»: une relance presque inutile
Capture d'écran, Sony Pictures

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En voulant absolument rendre hommage aux films de son père tout en livrant une nouvelle histoire, Jason Reitman se prend les pieds dans le tapis. 

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Réalisés par Ivan Reitman, père de Jason, les deux premiers S.O.S. Fantômes sont des classiques indémodables, nés de l’imaginaire de Dan Aykroyd. Il n’y avait donc que le fils pour pouvoir reprendre l’œuvre du père sans risquer des critiques acerbes de la part des «fans», comme cela avait été le cas avec le S.O.S. Fantômes de Paul Feig, sorti en 2016.

S.O.S. Fantômes: l'au-delà est donc d’abord un hommage. On y trouve des dialogues tirés des originaux, les mêmes accessoires – la panoplie des machines, les costumes – ainsi qu’une apparition des acteurs – le film est d’ailleurs dédié à Harold Ramis. En bref, le fils se réclame du père afin d’éviter tout éreintage.

Puis il y a l’autre S.O.S. Fantômes: l'au-delà. La relance («reboot») avec sa nouvelle histoire, ses adolescents, son humour noir, ses plaisanteries – parfois franchement drôles –, et le retour des ectoplasmes, dont le «Marshmallow Man» repensé bien efficacement pour l’occasion.

Ici, le spectateur suit Callie (Carrie Coon) et ses deux enfants, Trevor (Finn Wolfhard) et Phoebe (McKenna Grace), apprentie scientifique vraiment douée. Lorsque le père de Callie décède brutalement – oui, elle est la fille d’Egon Spengler –, elle hérite de sa demeure à Summerville au fin fond de l’Oklahoma... et se retrouve confrontée à Gozer. Et Paul Rudd en professeur vraiment fainéant qui se contente de passer des films d’horreur à ses élèves est une bonne trouvaille.

Mais le mélange sent rapidement la recette facile. S.O.S. Fantômes: l'au-delà, coécrit avec Gil Kenan, n’est rien d’autre qu’une capitalisation paresseuse d’un succès cinématographique, référence iconique de la génération X. En tombant dans le piège d’une relance se réclamant à tout prix des originaux, Jason Reitman oublie d’insuffler une âme à son long (vraiment trop long à 124 minutes) métrage. Il évite donc le navet, mais ne comble pas les attentes.

Note: 3 sur 5

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