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Télécommunications: Québec plaide la prudence avec le géant Huawei

Le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire
Photo Francis Hallin Le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire

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Alors que le gouvernement Trudeau n’a toujours pas dit s’il allait bannir Huawei de son réseau 5G, le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire, plaide la prudence envers le géant chinois.

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« Je suis très prudent par rapport à Huawei, mais on va laisser le débat se faire avec le gouvernement fédéral », a indiqué en entrevue au Journal Éric Caire, ministre du numérique du gouvernement Legault, en marge d’un événement portant sur l’innovation, à Montréal, hier.

« On est très prudent avec Huawei. Il y a quand même une énorme différence entre le gouvernement chinois et le gouvernement américain », a-t-il ajouté.

Huawei et le gouvernement chinois ont toujours nié en bloc les soupçons d’espionnage, qui pèsent contre le géant des télécommunications. 

Pouvoir judiciaire

Selon Éric Caire, il est vrai que les États-Unis ont le Cloud Act pour obtenir des données, mais celui-ci peut être contesté devant les tribunaux, ce qui n’est pas le cas avec la Chine, soutient-il.

Il fait valoir qu’il y a une énorme différence entre les recours judiciaires possibles et la transparence aux États-Unis et en Chine.

En Chine, « l’entreprise donne les renseignements. Elle n’a aucun autre choix que de donner les renseignements », souligne Éric Caire. Ce qui n’est pas le cas chez nos voisins du Sud, poursuit-il.

« Si Microsoft induit une procédure dans un tribunal, ça devient public. Tout le monde sait, par exemple, que le FBI veut aller chercher telle information de tel individu, il n’y a plus de secret », explique-t-il.

Au Journal, Éric Caire souligne cependant qu’avant de fermer la porte à une entreprise, il faut avoir des motifs sérieux de le faire.

« Jusqu’à preuve du contraire, je ne serais pas complètement rassuré d’utiliser des produits Huawei, mais si un jour on est capable de s’entendre et d’être bien rassuré, à ce moment-là, on prendra les décisions en conséquence », dit-il.

« Je pense que les gouvernements doivent être cyberparanoïaques », conclut-il.

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