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Deux journalistes arrêtés en Colombie-Britannique

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Deux journalistes couvrant les tensions entourant la construction d’un gazoduc sur le territoire Wet’suwet’en en Colombie-Britannique ont été arrêtés par la police fédérale avec 13 autres personnes.

La photojournaliste indépendante et lauréate du prix Charles-Bury de l’Association canadienne des journalistes pour sa « contribution exceptionnelle au journalisme » en 2020, Amber Bracken, ainsi que le documentariste indépendant Michael Toledano ont été arrêtés vendredi après-midi. Ils étaient encore détenus par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) samedi soir.

C’est lors d’une opération de la GRC visant à expulser des manifestants autochtones qui bloquaient l’accès à un chantier de construction du gazoduc Coastal GasLink sur le territoire Wet’suwet’en, dans le nord de la Colombie-Britannique, qu’ils ont été arrêtés.

Le ministre de la Sécurité publique de la Colombie-Britannique, Mike Farnworth, a été interrogé sur les arrestations lors d’une conférence de presse samedi, a rapporté le journal Globe and Mail.

« Tout ce que je commenterai à ce stade, c’est que la GRC appliquait une injonction du tribunal », a-t-il déclaré.

Embauchée par un magazine web 

Mme Bracken a été embauchée par le site web The Narwhal, un magazine indépendant, pour couvrir les événements qui durent depuis environ une semaine, alors que la tension monte sur le territoire Wet’suwet’en, a expliqué par courriel au Journal la rédactrice en chef, Emma Gilchrist.

Depuis vendredi, Mme Gilchrist reste sans nouvelle d’Amber Bracken.

« Nos avocats travaillent pour qu’elle soit libérée le plus rapidement possible. Amber était munie d’une carte de presse et d’une lettre d’affectation du Narwhal. La GRC a également été avertie qu’elle se trouverait sur le territoire, en tant que journaliste », a-t-elle assuré.

Pas un pays totalitaire

De son côté, le président de l’Association canadienne des journalistes (ACJ), Brent Jolly, a dit au Journal avoir reçu la nouvelle des arrestations comme « un coup dans les tripes ».

« Même si cela peut paraître choquant, il semblerait que la GRC croit qu’elle peut agir au-dessus de la loi dans ce pays. Ce comportement est peut-être acceptable dans un pays totalitaire, mais il ne l’est pas, ici, au Canada », explique celui qui se bat depuis plusieurs années pour faire comprendre le rôle essentiel des médias dans la société.

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