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Le hockey pour oublier les CHSLD

GEN-Rassemblement en soutien à l’Hôpital de Lachine à Montréal
Photo d'archives, Agence QMI Le député libéral Enrico Ciccone, que l’on voit ici devant l’hôpital de Lachine, à Montréal, en octobre, aurait bien aimé faire partie du comité sur le hockey au Québec.

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On sait maintenant que François Legault est un méga fan du Canadien. Presque un fefan. Fallait voir ses yeux et son visage quand il s’est présenté pour sa conférence de presse. Comme un ti-cul après son premier french. 

Tant mieux, les Québécois aiment aussi le hockey. Et René Lévesque l’a dit : « Méfiez-vous des gens qui disent aimer le peuple, mais qui détestent tout de ce que le peuple aime ». 

En général, ils habitent sur Le Plateau.

Cela dit, même si la création d’un comité de redressement du hockey québécois a été bien reçue en général, il y a de très nombreuses zones gris foncé dans toute cette histoire bien plus politique que sportive.

SANS ENRICO CICCONE

Comment a-t-on pu oublier Enrico Ciccone ? Le député de Marquette a joué une dizaine d’années dans la Ligue nationale, mais surtout, intégré à l’équipe de Gilles Lupien, il a été un agent consciencieux qui a passé des années dans tous les arénas du Québec, qui a dénoncé les problèmes à Hockey Québec et qui surtout, comme député et critique au Parti libéral, a offert pendant trois ans sa collaboration à la ministre Isabelle Charest pour l’aider à bien saisir la situation dans le hockey québécois. 

Jamais on n’a invité Ciccone à se faire entendre et, évidemment, il n’a pas été inclus dans le comité de 15 membres mis en place par le gouvernement Legault.

« Quand on connaît comment fonctionne la politique 101, on réalise vite qu’un des objectifs de ce comité, et la visibilité donnée au premier ministre, est de distraire l’attention des gens et des médias du grand scandale des CHSLD. Je suis député de Marquette, et le scandale du CHSLD Herron est arrivé dans mon comté. Les proches des aînés morts attendent encore de connaître ce qui s’est passé. Les rapports des enquêteurs ont disparu, mais le scandale passe dans le beurre parce que François Legault parle de hockey », de dire Ciccone.

DES NORDIQUES POLITIQUES

Comme citoyen conscient des besoins de la population, Ciccone acceptera volontiers de rencontrer le comité.

« Je considère que c’est une bonne chose de se pencher sur notre hockey. Mais je trouve curieux le moment et la façon de le faire. Un comité de 15 personnes, même si ce sont de très belles personnes sincères, avec un président qui voyage avec le Canadien et des gens qui vivront les congés des Fêtes, devrait remettre un rapport qu’on ne tablettera pas le 1er avril ? Sérieux ? 

« Alors qu’il faudra aller sur le terrain, discuter d’accessibilité, de coût pour les familles, de trouver la ligne entre participation et élite, qu’il faudra étudier comment fonctionnent des fédérations aussi efficaces que les fédérations suédoise ou finlandaise par exemple, sans avoir un chercheur universitaire, un membre de la diversité ou sans un seul autochtone au sein du comité ? 

« Et là, on ne parle pas d’une petite réforme, on parle d’une relance. En quatre mois ? En tenant compte des études, des frais de hockey qui varient de 5 à 10 000 $. Repenser tout le hockey d’ici le 1er avril ? Ce n’est pas un comité sportif, c’est un comité politique. C’est ça, la vérité », ajoute Ciccone avec passion et beaucoup de déception dans la voix.

Et voilà qu’on apprend que le gouvernement caquiste a décidé de devenir le promoteur du retour des Nordiques à Québec.

On est content d’apprendre que François Legault s’est demandé si Pierre Karl Péladeau était encore intéressé à investir 700 millions $ US pour acheter une équipe. On est content d’apprendre qu’il travaillera à dénicher des investisseurs et que son ministre des Finances, Eric Girard, s’occupera du reste. La répartition des droits de télé, TVA, RDS, les négociations pour le Centre Vidéotron fort d’un bail de 40 ans avec Québecor.

UNE NOUVELLE STATUE...

En parlant de hockey et des Nordiques d’ici les élections, y en n’aura plus de problèmes. 

Et puis, si jamais les efforts du premier ministre portent fruit et que les Sénateurs d’Ottawa déménagent à Québec, il devra y avoir une place pour une statue de plus entre Guy Lafleur et Réal Cloutier.

La statue de M. Legault sera pleinement méritée. 

Glorieux et piteux d’un soir  

C’était 1 à 0 contre les Piteux quand j’ai plongé le nez dans Glorieux d’un soir, de Carl Lavigne, l’ancien historien du Canadien.

J’ai fini le livre, et les Piteux avaient perdu 6 à 0. Mais j’avais passé une très belle soirée. 

Retrouver mon Jean-Paul Lamirande, le numéro 5 des Saguenéens de Chicoutimi de mon enfance, dans le livre de Lavigne était savoureux. J’ignorais que pour son seul match avec les Glorieux devenus Piteux, Lamirande avait été témoin de l’émeute de Maurice Richard.

Il y a l’histoire de Don Aiken, de François Beauchemin, de Pierre Vézina, le frère de Georges, et d’Ed Chapleau, un mystérieux joueur de 1910, et de 200 autres, et ces histoires sont merveilleuses. 

Mais ce qui est encore plus fascinant, c’est l’histoire des recherches dans les archives pour dénicher tous les faits enfouis dans des résumés de match tirés de journaux ou même, quand l’auteur est chanceux, dans une feuille de score d’un match.

À lire... et à savourer. Piteux d’une saison ferait un bon titre également...

LA RACJ SE DÉCRASSE

Les critiques virulentes de Marc Ramsay et d’au moins un chroniqueur ont été entendues et lues. La Régie des alcools, des courses et des jeux va reprendre son vrai rythme de travail à compter du 10 janvier. Va y avoir des burnouts...

SAMUEL GIRARD... ET L’ANP

Pendant la pandémie, j’ai écrit sur Marc Lajoie et l’Association nationale des poches. On parle du jeu de poches et non du Canadien. L’ANP et son commissaire Marc Lajoie sont fiers d’annoncer qu’on a fait de Samuel Girard, de l’Avalanche du Colorado, et grand joueur de poches, son ambassadeur aux États-Unis. On le félicite.

Samuel devrait apprendre la bonne nouvelle en lisant Le Journal.