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Québec doit se tenir debout!

François Legault
Photo Stevens LeBlanc François Legault

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En fermant la porte à l’exploitation des hydrocarbures en sol québécois, le gouvernement Legault a posé un geste nécessaire considérant l’urgence climatique.

Même si nous pouvons être fiers de cette décision, il faut reconnaître que le potentiel économique pétrolier et gazier est très faible sur notre territoire.

La symbolique est tout de même forte et nécessaire. L’avenir économique du Québec et de la planète passe par les énergies vertes. François Legault l’a bien compris à Glasgow.

Il a placé le Québec du bon côté de l’histoire en prenant part à la coalition « Beyond oil and gas ». Un engagement à sortir du pétrole et du gaz.

Besoin d’une loi

L’industrie pétrolière et gazière est déjà aux abois et le gouvernement se dit prêt à payer des compensations. Or, légalement, il n’est pas obligé de le faire. L’Assemblée nationale est souveraine.

Comme l’a démontré le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) dans un rapport, l’Assemblée nationale « peut adopter une loi mettant un terme à l’industrie des hydrocarbures sur son territoire, sans indemnité pour les entreprises concernées, et ce, même rétroactivement ».

Si le gouvernement Legault va de l’avant avec des indemnisations, ce serait par choix politique, pas par obligation juridique.

Au cours des 10 dernières années, le gouvernement du Québec a reçu environ 12 millions $ pour les permis d’exploration, mais a versé plus de 120 millions $ en subventions pour des projets pétroliers qui ne se sont jamais réalisés.

Que dire des dizaines de millions $ devant être dépensés par les contribuables pour les 775 puits gaziers et pétroliers abandonnés par l’industrie sur notre territoire ?

Si des indemnisations sont à verser, elles devraient sortir des poches de l’industrie des hydrocarbures et être versées à nos enfants, qui devront assumer la facture immense de la crise climatique.

En bon comptable, François Legault devrait faire tous les calculs. Il est temps que le gouvernement du Québec se tienne debout face à une industrie qui nous a coûté beaucoup plus cher qu’elle ne pourra jamais rapporter.