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Caufield: une étape à la fois

Le choix de 1er tour du CH en 2019 pourrait retourner chez le Rocket de Laval

Cole Caufield
Photo d'archives Le jeune Cole Caufield pourrait endosser à nouveau la flanelle du Rocket de Laval à court terme.

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Cole Caufield a regagné sa place à l’aile droite chez le CH, après un passage de six parties chez le Rocket de Laval. Un retour à Montréal ne signifie pas qu’il ne sautera pas de nouveau dans un métro de la ligne orange en direction de la station Montmorency d’ici les prochaines semaines.

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En entrevue au Journal samedi matin, Marc Bergevin a réitéré l’importance de rester patient avec le développement d’un jeune espoir.  

« Cole est de retour avec nous, mais on a plusieurs blessés, a rappelé Bergevin. Brad Marchand a joué plus de 100 matchs dans la Ligue américaine. Les Bruins n’ont pas détruit la confiance de Marchand à un jeune âge. Au contraire, ça fait de lui un meilleur joueur. Il n’y a rien de mal à voir Caufield passer du temps avec le Rocket. Il pourrait aussi y retourner cette année. »

Avant de s’établir comme l’un des meilleurs ailiers de la LNH, Marchand a pris part à 113 matchs avec les Bruins de Providence, en 2008-2009 et en 2009-2010. 

Bergevin a choisi l’exemple du numéro 63 des Bruins, mais il aurait pu citer plusieurs autres joueurs. 

Des repères à regagner

Caufield n’a pas marqué et il n’a pas obtenu de passe à ses deux matchs avec le CH depuis son rappel de la Ligue américaine. Le choix de premier tour en 2019 (15e au total) a décoché seulement un tir contre Tristan Jarry et les Penguins et un autre tir contre Juuse Saros et les Predators. Sur le plan défensif, il a terminé les deux matchs avec un dossier de -4.  

Si le jeu de Ryan Poehling a plus de mordant à son retour dans la LNH, Caufield est encore à la recherche de ses repères. Face aux Predators, le numéro 22 a obtenu une descente à deux contre un avec Tyler Toffoli en deuxième période. Il a opté pour un tir, mais il a manqué la cible par plusieurs centimètres. Un Caufield en parfaite confiance aurait probablement trouvé un petit trou pour déjouer Saros, mais ce n’était pas le cas. 

En 12 matchs depuis le début de la saison, le gagnant du trophée Hobey-Baker a récolté seulement une passe et il présente un différentiel de -7. 

« Pour les dix premiers matchs, je voyais qu’il perdait trop souvent la rondelle, a noté Bergevin. Ça devenait un choix facile, il avait besoin de partir pour Laval. L’an dernier, si on ne participe pas aux séries ou si on perd au premier tour contre Toronto et que Cole ne joue pas en séries, il aurait probablement ouvert la saison à Laval et pas à Montréal. Il faut faire attention, il ne faut pas brûler les étapes. »

La leçon Kotkaniemi

Caufield aura également besoin de comprendre qu’il n’y a rien de mal à passer du temps dans la Ligue américaine. Même s’il s’agit probablement d’un choc pour son orgueil, cela peut représenter un cadeau important à long terme. 

Sous les ordres de Jean-François Houle avec le Rocket, l’Américain a produit à un rythme de près d’un point par match avec 5 points (2 buts, 3 passes) en 6 matchs. Il a toutefois un dossier de -6. 

Lors du camp du CH, Dominique Ducharme a utilisé souvent le même raisonnement pour calmer les ardeurs des partisans qu’au sujet du défenseur Kaiden Guhle, le choix de premier tour de l’équipe en 2020. 

« Je ne connais pas un joueur qui est arrivé trop tard dans la LNH, mais j’en connais plusieurs qui sont arrivés trop tôt », a martelé plus d’une fois Ducharme. 

La même philosophie s’applique à Caufield. Et le CH a encore à sa mémoire le modèle de Jesperi Kotkaniemi, qui a fait des débuts probablement trop hâtifs à 18 ans dans la LNH. 

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