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Fuir novembre!

Frontière St-Bernard de Lacolle
Photo Olivier Bourque

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Me voilà partie à l’appel de l’ouverture de la frontière terrestre vers les États-Unis, fuyant novembre, sa grisaille et ses chansons de Noël avant le temps. J’avais quitté la Floride en mars 2020 prenant la route en catastrophe, pressée de rentrer au pays faire mes 14 jours de quarantaine. C’était avant les vaccins, au moment où tous les pays comptaient leurs morts par centaines au quotidien. Du temps où on passait toute notre épicerie au désinfectant... On dirait une éternité.

Les oiseaux des neiges sont de retour

On les entend parler français dans les commerces. Aussi, on les reconnaît facilement parce qu’ils sont pratiquement les seuls à porter le masque, hormis quelques établissements où les employés y sont assignés.

Si, chez nous, on observe un certain relâchement quant aux mesures sanitaires, ici elles sont pratiquement facultatives.

Ayant vécu encabanés tout l’hiver dernier à ne voir pratiquement personne, on se sent « lâchés lousse » et on commence lentement mais sûrement à baisser la garde. Après tout, ne sommes-nous pas vaccinés mur à mur ?

Une fois à la plage, sous le soleil, avec une Margarita à la main, au « yable » la pandémie !

L’humain oublie vite... Il reste à espérer que le virus ne nous rappelle pas à l’ordre comme on le constate en ce moment en Europe. Nous avons une telle capacité à nous réfugier dans le déni. J’ignore encore comment nous avons fait en 2020, pour croire que ce qui se passait là-bas nous serait épargné.

En passant, il fait gris depuis mon arrivée. Au moment d’écrire ces lignes, il tombe des trombes d’eau et on entend le tonnerre qui gronde. Comme les Américains, eux, en sont à leur Thanksgiving, on se sauve des chansons du Santa Claus, mais quand même pas des décorations.

Comme dit ma Vieille, y a pas de soin, rendue chez nous, Bing Crosby et son Noël blanc me rattraperont au tournant.