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Décès en CHSLD: trop tôt pour parler d’euthanasie, selon Éric Duhaime

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CAPTURE D'ÉCRAN, TVA NOUVELLES Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime

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Les décès de milliers d’aînés en CHSLD auraient pu être évités, mais il est trop tôt pour affirmer qu’ils relèvent de l'euthanasie, croit le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, contrairement à son prédécesseur. 

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En marge du premier congrès du parti depuis son élection à sa tête, l’ancien animateur de radio est revenu sur les propos tenus par l’ancien chef, Adrien Pouliot, selon qui le Québec a «pratiquement euthanasié 6000 aînés».

Se basant sur une étude de l’Institut économique de Montréal, un «think tank» proche de son parti, Éric Duhaime affirme que 6700 morts en CHSLD étaient «évitables».

Et il réclame une enquête publique afin de déterminer si certains de ces décès relèveraient vraiment de «l’euthanasie», comme l’a suggéré récemment un médecin dans le cadre des audiences de la coroner Géhane Kamel.

  • Écoutez Jean-François Lisée et Thomas Mulcair au micro de Richard Martineau sur QUB radio :

Une forme «d’euthanasie»

Le 1er novembre dernier, le Dr Vinh-Kim Nguyen, qui a travaillé en CHSLD durant la première vague, avait comparé les protocoles de détresse respiratoire de fin de vie, des cocktails de médicaments utilisés pour réduire la souffrance, à une forme «d’euthanasie».

Plus tôt en avant-midi, dimanche, l’ex-chef du parti, Adrien Pouliot, s’en était pris à la gestion de la pandémie par le gouvernement Legault tout en accusant les «médias traditionnels» d’avoir été «complaisants» à l’endroit du premier ministre.

Adrien Pouliot
Photo D’archives
Adrien Pouliot

«Malheureusement, il y a encore bien du monde qui pense que François Legault a fait une job extraordinaire avec la pandémie alors qu’on a rien qu’à regarder ailleurs pour voir que le Québec a pratiquement euthanasié 6000 aînés dans nos CHSLD par grossière incompétence», a-t-il déclaré, devant environ 425 militants rassemblés virtuellement.

Centre droit

En clôture du congrès, dimanche, Éric Duhaime a félicité ses militants pour avoir adopté «des positions claires sur l’ensemble des autres sujets», outre la crise sanitaire.

«Les libertés individuelles, ce n’est pas juste pour faire face à la crise sanitaire, c’est aussi dans l’ensemble des autres politiques publiques au Québec, a-t-il lancé. Quand je dis qu’on a maintenant une vraie alternative de centre droit au Québec, c’est ça que je veux dire.»

Après s’être prononcés en faveur de baisses d’impôts généralisés la veille, les militants conservateurs se sont penchés dimanche sur les propositions de leur formation politique en matière d’éducation, de liberté d’expression, de langue, de culture et d’immigration.

Ils ont notamment voté en faveur de réduire les seuils d’immigrations tout en offrant davantage de formations en francisation et pour la liberté de choix des parents en matière d’éducation.

Le nom du parti a également été modifié pour y inclure la mention «Équipe Éric Duhaime», de façon à se distinguer du vis-à-vis fédéral. Du même coup, les militants ont accepté de franciser le nom de leur formation politique en retirant le qualificatif «Conservative Party of Québec».

Quant à la proposition des instances du parti d’octroyer des «bébé-bonus» aux parents qui donnent naissance à plus d’un enfant discuté la veille, ils ont préféré opter pour des crédits d’impôt.

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