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Conflit à la SAQ: des distilleries québécoises touchées

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La grève dans les entrepôts de la Société des alcools du Québec (SAQ), entamée lundi, a déjà causé des répercussions importantes sur la chaîne d’approvisionnement dans les succursales. 

Des distilleries de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont été directement touchées par le conflit de travail dans les entrepôts de la SAQ. C’est notamment le cas de la nouvelle Crèmette de la Distillerie Wabasso de Trois-Rivières, qui devait se trouver partout sur les étals de la SAQ, lundi, mais qui, en raison du débrayage, dort dans l’arrière-boutique. 

  • Écoutez l'entrevue de Benoît Dutrizac avec Michel Gratton, conseiller syndical du SCFP et responsable du dossier de la SAQ, sur QUB Radio:  

Les commandes de la distillerie sont quant à elles prises dans le néant, a constaté le cofondateur de l’entreprise, Maxime Vincent. «Elles sont parties, mais pas réceptionnées. Et tant que ce n’est pas réceptionné, ce n’est pas payable. Ça vient de nous mettre du plomb dans l’aile», a fait savoir M. Vincent.

Le problème est le même à la Distillerie du Quai à Bécancour, qui a elle aussi sorti un nouveau produit récemment. «Quand on sort un nouveau produit, c’est beaucoup d’investissement pendant plusieurs mois qu’on [sic] n’a pas de retour sur ces investissements», a expliqué le directeur, Jean-François Rheault.

Le Québec compte plus d’une soixantaine de microdistilleries qui créent environ 350 produits différents par années. Pour la directrice générale de la distillerie Mariana de Louiseville, Nathalie Laberge, les distilleries peuvent supporter quelques jours de grève, mais pas beaucoup plus. «Si ça dure deux à trois semaines, c’est sûr qu’ils ne seront pas capables de revenir en arrière et de fournir toutes les SAQ à temps pour le temps des Fêtes», a-t-elle dit.

Pour accommoder les consommateurs, la Distillerie Wabasso entend tenir quelques journées porte ouverte pour vendre directement ses produits. Ils devront toutefois payer la SAQ comme si la société d’État avait vendu elle-même le produit.

  • Écoutez Yves Daoust, directeur de la section Argent du journal de Montréal et du Journal de Québec, sur QUB radio :