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Jelonek ratera les dernières Coupe du monde

Déclaré positif à la COVID-19, l’entraîneur doit demeurer en Norvège jusqu’au 2 décembre

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Photo d’archives Gregor Jelonek n’est pas inquiet des effets que pourrait avoir son absence sur Laurent Dubreuil, qui connaît un début de saison sur les chapeaux de roues.

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Gregor Jelonek a regardé les prouesses de son protégé Laurent Dubreuil bien assis dans sa chambre d’hôtel.

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L’entraîneur de l’équipe nationale de patinage de vitesse longue piste a été déclaré positif à la COVID-19 vendredi matin, tout juste avant le début de la Coupe du monde de Stavanger, en Norvège. 

Retourné immédiatement à sa chambre, il a été isolé dans un hôtel COVID-19 en fin de journée pour une période de cinq jours.

« Je suis maintenant libre comme l’air, mais je dois attendre 14 jours après avoir subi un test positif pour pouvoir rentrer au Canada, a raconté Jelonek. Je suis ici jusqu’au 2 décembre. Je vais rentrer à la maison par la suite pour me reposer et refaire mes forces. Je vais rater les deux dernières étapes de la Coupe du monde à Salt Lake City (3 au 5 décembre) et Calgary (10 au 12 décembre). »

S’il dit prendre du mieux, Jelonek n’affiche pas sa forme des beaux jours. 

« Je ne suis plus contagieux, mais je ne suis pas dans mon état normal, a-t-il résumé. Je ne me sens pas bien. Les muscles et les jambes me font mal et j’ai une petite toux. C’est comme une grosse grippe. Si je n’avais pas été doublement vacciné, j’en aurais arraché davantage. La double vaccination a permis de limiter les symptômes. »

« Mon état s’améliore, de poursuivre Jelonek. Je n’ai pas fait de fièvre et ils m’ont laissé partir après cinq jours. Je sortais une minute pour me rendre au bout du corridor pour aller chercher mes repas qu’on venait me livrer. Je suis chanceux que ça soit arrivé en Norvège et non en Chine où tu es isolé pendant 21 jours après un test positif. Bonne chance à ceux qui devront passer 21 jours dans une chambre. »

Gregor Jelonek
Photo d’archives
Gregor Jelonek

Spectateur attentif

Confiné à sa chambre, Jelonek n’a toutefois rien raté des performances de Dubreuil, qui a remporté l’or et l’argent lors des épreuves de 500 m disputées samedi et dimanche. Le patineur de Lévis a signé sa deuxième victoire en carrière sur le circuit de la Coupe du monde lors de la course initiale.

L’entraîneur n’est aucunement inquiet des conséquences que pourrait avoir son absence temporaire sur son patineur. 

« Ça ne change rien, a-t-il affirmé. Laurent n’a pas besoin de moi pour être bon. Je laisse beaucoup de liberté à mes patineurs. Je veux qu’ils soient indépendants si une situation de ce genre se produit. Laurent a cette confiance intérieure qui lui permet de performer. Tu dois avoir cette confiance si tu veux espérer gagner une médaille aux Olympiques. »

Beaucoup d’expérience

« Si un athlète n’est pas capable de performer sans la présence de son entraîneur, c’est que son coach n’a pas fait un bon travail pour le préparer, d’ajouter Jelonek. Ça pourrait être différent pour un jeune patineur qui fait ses débuts chez les seniors ou un junior, mais Laurent a beaucoup d’expérience. Tout comme mes autres patineurs, Laurent est talentueux et il sait ce qu’il a à faire. »

La technologie permet aussi à Jelonek de garder le contact et de lui prodiguer des conseils à distance. « Le travail est fait et c’est le temps de performer, a résumé le vétéran entraîneur. Ça serait différent si on était en camp d’entraînement l’été et que je devais m’absenter pour une période de deux mois. On s’est parlé après les courses. »

Après une période de repos à son retour à Québec, Jelonek travaillera avec les patineurs qui ne sont pas sur la Coupe du monde avant de s’attaquer à la préparation finale pour les Essais olympiques qui se dérouleront du 27 au 31 décembre au Centre de glaces.

De retour à Québec depuis lundi soir, Dubreuil s’accordera quelques jours de repos. « C’est important qu’il récupère bien. Il a ressenti une petite douleur à l’aine, mais c’est normal après six courses en deux semaines où l’intensité était élevée. Je ne suis pas inquiet. »

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