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Armes à feu: Mélanie Joly réplique à Legault et à Plante

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La ministre fédérale Mélanie Joly a soutenu mardi qu’un effort conjoint doit être déployé pour un meilleur contrôle des armes à feu à la frontière, après l’appel de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et du premier ministre François Legault.

• À lire aussi: Fusillades: Plante et Legault demandent que le gouvernement Trudeau s’implique

La veille, le premier ministre du Québec et la mairesse de Montréal avaient de nouveau pressé les libéraux de contribuer à la lutte contre le trafic d’armes à feu, la métropole étant toujours aux prises avec une problématique de fusillades.

Mardi matin, la ministre fédérale Mélanie Joly et le lieutenant du Québec Pablo Rodriguez se sont fait demander si le gouvernement Trudeau est prêt à en faire plus.

«C’est une responsabilité partagée. C’est évident qu’il doit y avoir davantage de ressources [pour les] forces policières. Ça doit être une priorité pour la Ville de Montréal aussi», a déclaré la députée d’Ahuntsic-Cartierville, tout en responsabilisant Montréal dans sa gestion du crime organisé.

«On sait que la question des gangs de rue ne relève pas nécessairement du gouvernement fédéral», a souligné Mme Joly.

M. Rodriguez a pour sa part rappelé qu’Ottawa avait appuyé la motion unanime votée à l’Assemblée nationale.

«Après analyse, on a dit “oui, on va de l’avant”. On acquiesce [à] la demande de l’Assemblée nationale. En plus, on a mis au minimum un milliard de dollars de côté pour financer ce que la province souhaite faire», a-t-il précisé.

Plus de 500 armes saisies

L’Agence des services frontaliers révélait il y a quelques jours avoir procédé à l’arrestation d’une Floridienne au pont Blue Water, à Point Edward, en Ontario.

Vivian Richards, 48 ans, transportait dans le coffre de sa voiture 56 armes à feu prohibées non déclarées, 13 chargeurs à surcapacité, 43 chargeurs de pistolet à 10 cartouches et 100 munitions dans des boîtes qui se trouvaient dans le coffre de la voiture.

Les douaniers traitent annuellement 100 millions de voyageurs aux 1200 points d’entrée.

Les données, uniquement pour le premier trimestre d’avril à juin 2021, révèlent que les douaniers ont saisi au pays 509 armes à feu, alors qu’ils en avaient saisi 548 pour l’année complète 2020-2021 et 753 en 2019-2020.

Joint par TVA Nouvelles mardi, le président national du Syndicat des douanes et de l’immigration, Mark Weber, a souligné que la lutte contre les armes est une priorité pour ses membres, qui souhaiteraient d’ailleurs un élargissement de leurs pouvoirs pour prendre en chasse les passeurs d’armes.

«On pourrait faire mieux si on pouvait patrouiller entre les postes frontaliers. Absolument», a-t-il déclaré à TVA Nouvelles mardi.

Contrairement à la Gendarmerie royale du Canada (GRC), les douaniers ne peuvent pas quitter leur poste frontalier en véhicule pour faire ce type d’interceptions, a expliqué M.Weber.

Les armes en détail

En réaction au reportage de TVA Nouvelles faisant état de plus de 500 armes à feu saisies par des douaniers durant le premier trimestre de l’année au pays, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a fourni de plus amples détails sur les armes en question.

Des armes de poing, des revolvers, des fusils, des pistolets semi-automatiques et des fusils de chasse sont annuellement récupérés par centaines à la frontière.

L’Agence a indiqué par courriel que 92,9 millions de dollars avaient été consacrés à l’Initiative de lutte contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs pour les exercices 2018-2019 à 2024-2025.

L’ASFC se sert d’appareils à rayons X portatifs et de systèmes d’imagerie à grande échelle. Elle a également reçu 14 véhicules d’examen mobiles pour examiner plus efficacement les moyens de transport et les expéditions.

«Cinq équipes supplémentaires de chiens détecteurs spécialisés dans la détection de drogue et d’armes à feu ont été formées et sont maintenant actives dans des points d’entrée stratégiques», a mentionné Louis-Carl Brissette Lesage, porte-parole de l’ASFC.

«L’Agence a conçu une formation spécialisée pour renforcer la formation des agents sur la fouille des véhicules», a-t-il ajouté.

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