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Comment récupérer votre gibier

Campeau gibier
Photo courtoisie Si le grand gibier sur lequel vous avez fait feu ou auquel vous avez décoché une flèche continue sa course et meurt sur un terrain privé, vous devez tout d’abord contacter le propriétaire des lieux et si celui-ci vous refusait l’accès, vous pourriez être contraint à faire appel aux agents de protection de la faune pour qu’ils récupèrent la bête à votre place.

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Lorsqu’on vise un grand mammifère, le but ultime est de le foudroyer et de le faire s’écrouler sur place. Il arrive parfois des situations où la bête se sauve pour aller périr ailleurs. Quels sont alors les recours des chasseurs ?

Si l’orignal, le chevreuil ou l’ours ciblé est retrouvé sur des terres publiques ou de la couronne, il n’y a pas de problème à récupérer sa dépouille. Si la bête se dirige toutefois vers un terrain privé, il peut s’agir d’une tout autre histoire.

Bien que la saison de chasse au cerf de Virginie se soit terminée avant-hier, un lecteur m’a demandé des précisions à ce sujet.

Campeau gibier
Photo courtoisie

« Si un propriétaire foncier refuse l’accès à ses terres privées à une personne qui a abattu un gibier ailleurs que chez lui, mais que le gibier est allé mourir chez lui, ce propriétaire peut refuser l’accès au chasseur. La loi sur le droit de passage est appliquée par les policiers et nous n’avons aucun pouvoir là-dessus », explique le président provincial du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec, Martin Perreault.

Médiation

« Seuls les policiers peuvent contrôler ou limiter l’accès en fonction des règlements municipaux ou provinciaux. Cependant, si le propriétaire foncier refuse l’accès au chasseur, ce dernier va assurément nous appeler et une fois sur place, si au bout de notre discussion de “médiation” entre le chasseur et le propriétaire nous n’arrivons pas à une entente, l’agent pourrait pénétrer sur le terrain du propriétaire pour aller chercher le gibier du chasseur et lui remettre », ajoute-t-il.

« Comme la loi le stipule bien, nul ne peut abandonner la chair comestible d’un gros gibier, et le fait de laisser son gibier sur un terrain privé à cause que nous n’avons pas la permission d’y pénétrer, pourrait être interprété comme de l’abandon de chair comestible. Retenez aussi que le propriétaire ne pourrait pas garder la dépouille de l’animal pour consommation ou en guise de représailles », poursuit M. Perreault.

Bonnes pratiques

Comme on peut le lire sur le site de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, « les propriétaires de terres privées ont le choix de permettre ou de refuser l’accès à leurs terres. C’est leur droit le plus strict. S’ils autorisent l’accès à leur propriété, ils peuvent émettre des conditions et conclure une entente les dégageant de toute responsabilité civile. Le respect de la propriété privée est l’un des principaux éléments abordés lors de la formation des chasseurs. Dans tous les cas, il est primordial pour tout usager de la forêt de se rappeler que la forêt, ça se partage ! »

Discutable

« Certains “faiseux de chemins” parcourent les routes en espérant apercevoir des bêtes. D’autres passent par des terres publiques à pied ou à véhicule et ils s’aventurent vers l’arrière-pays en sachant ou en n’étant pas tout à fait certains qu’ils se retrouvent alors sur des terrains privés où ils ne sont pas les bienvenus. Ce genre d’acte est répréhensible », indique le président du syndicat, Martin Perreault.