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Grève à la SAQ: un autre coup pour les restaurateurs et les importateurs

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Photo courtoisie Des tablettes commençaient déjà à manquer de produits dans une SAQ réservée aux détenteurs de permis d’alcool de Montréal, hier.

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Du côté des restaurateurs et des agences d’importation de vin, la grève des employés d’entrepôt et de l’approvisionnement des succursales de la SAQ est un autre coup dur qui s’ajoute à la liste.

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De nombreuses agences d’importation à qui nous avons parlé refusent toutefois de prendre la parole publiquement. « Chaque fois qu’on le fait, on se fait taper sur les doigts par la SAQ », dit un importateur privé. 

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Photo Agence QMI, Marc Vallières

L’expression « mafia du vin » a souvent été répétée lors de nos entretiens, hier.

Pour les quelque 400 agences d’importation du Québec, cette grève va causer la perte, au minimum, des revenus d’une semaine de travail, car les livraisons des entrepôts de la SAQ vers les restaurants se font sur une base hebdomadaire.

Déjà, de février à mai, les importateurs privés n’ont pas pu passer de commandes en raison du manque d’espace dans les entrepôts de la société d’État.   

  • Écoutez l'entrevue de Benoît Dutrizac avec Michel Gratton, conseiller syndical du SCFP et responsable du dossier de la SAQ, sur QUB radio:    

Inquiétudes

 Du côté des restaurateurs, on se résigne à présenter des cartes de vin moins fournies pour le moment.

« J’ai passé plusieurs grosses commandes en prévision des partys de Noël, je ne sais pas si je les aurai », explique Sam G. Mackay, sommelier au restaurant Joséphine, à Montréal. 

Malgré les ennuis que cela lui cause, il appuie tout de même les syndiqués. « L’État devrait mieux les payer », avance-t-il. 

À la sandwicherie Mitch Deli, dont la carte des vins n’a rien à envier aux grandes tables du Québec, on avait déjà fait des réserves. 

« Je suis comme un ourson, mais je comprends ceux que ça inquiète, car tout est bloqué à la SAQ, et tout passe par là », dit le propriétaire, Maxime Gagné.

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