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Grève en CPE: des travailleurs se mobilisent devant le Conseil du trésor

Grève en CPE: des travailleurs se mobilisent devant le Conseil du trésor
Photo Catherine Bouchard

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Une centaine de travailleurs et travailleuses en CPE du Québec se sont réunis devant le Conseil du trésor, mardi matin, pour manifester de nouveau leur mécontentement envers le gouvernement, alors que les négociations sur le renouvellement des conventions collectives ont été interrompues sans parvenir à une entente.

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Cette mobilisation concerne la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) et le Syndicat québécois des employées et employés de services (SQEES-FTQ). Elle s’est tenue conjointement à Montréal également.

«On est ici, parce que les offres du gouvernement ne sont pas satisfaisantes», lance d’emblée Nathalie Fillion, présidente du SIPEQ-CSQ.

Nathalie Fillion, présidente du SIPEQ-CSQ et Caroline Pollefeys, secrétaire du SIPEQ-CSQ et également éducatrice au CPE Belle Enfance, à Saint-Raphaël
Photo Catherine Bouchard
Nathalie Fillion, présidente du SIPEQ-CSQ et Caroline Pollefeys, secrétaire du SIPEQ-CSQ et également éducatrice au CPE Belle Enfance, à Saint-Raphaël

Le Conseil du Trésor a proposé des hausses immédiates pour les éducatrices qui accepteraient de travailler 40 heures. Les travailleurs ont refusé, préférant rester à 36 heures.

Les principaux points qui achoppent en négociation touchent la question salariale, la surcharge de travail et les horaires de travail.

«On veut des salaires à la hauteur [de notre travail]», poursuit Mme Fillion, ajoutant qu’une rencontre avec l’employeur est prévue ce jeudi.

Grève en CPE: des travailleurs se mobilisent devant le Conseil du trésor
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Mme Fillion indique que le salaire offert aux éducatrices finissantes, soit 21,38$, n’est pas suffisamment payé et ne rend pas attrayant de travailler en CPE. Selon elle, ça amplifiera le manque de main-d’œuvre et ne fera qu’augmenter la charge de travail déjà trop lourde.

Ce mercredi, deux grosses assemblées sont prévues pour un vote de grève générale illimitée.

«On reste stand by. On aimerait ça une rencontre aujourd’hui», laisse-t-elle savoir.

Décourageant

Caroline Pollefeys, secrétaire du SIPEQ-CSQ et également éducatrice au CPE Belle Enfance, à Saint-Raphaël, se dit inquiète de la situation générale dans les CPE.

«C’est décourageant. Si je me fie à mon équipe, on a besoin d’aide au niveau des enfants à besoins particuliers, parce que des enfants à défi, on en a de plus en plus», observe-t-elle.

Mme Pollefeys souligne que les éducatrices sont épuisées et souffrent énormément du manque de ressources.

«On n’a pas de remplaçante, alors parfois, on n’a pas de pause, on travaille plus tard le soir et on fait de très longues journées, poursuit-elle. On ne travaille pas dans un magasin où l’on ferme la porte à 17h».