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Jake Allen n’en veut pas à Dylan Larkin

«Si j’avais été dans ses patins, j’aurais fait la même chose»

Flames vs Canadiens
Photo Martin Chevalier

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Jake Allen a obtenu le feu vert des médecins pour affronter les Capitals, mercredi soir, à Washington. Il s’agira donc d’un retour au jeu pour celui qui a raté quatre rencontres en raison d’une commotion cérébrale.

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La collision avec Dylan Larkin, qui fonçait vers son filet avec Jeff Petry à ses trousses, ne lui avait laissé aucune chance. Plusieurs partisans émotifs du Canadien avaient vu dans cet incident un assaut volontaire de l’attaquant des Red Wings de Detroit.

« Le jeu est tellement rapide, beaucoup trop pour parvenir à s’arrêter sur un 10 sous et se tasser. Je ne crois pas que c’était intentionnel, a soutenu Allen, mardi. Il voulait foncer au filet et je ne voulais pas céder. La première chose que j’ai sue, c’est que j’étais sur le dos. Si j’avais été dans ses patins, j’aurais fait la même chose. »

Debout rapidement

Malgré la force de l’impact, Allen semblait en mesure de reprendre le match. Il s’était rapidement remis sur ses patins, faisant même signe au banc du Canadien que tout allait bien.

À ce moment, ce n’était pas faux. Mais en se relevant aussi rapidement, le gardien du Tricolore souhaitait éviter ce qui lui est finalement arrivé quelques instants plus tard : se faire sortir du match.

« Je savais que si je restais étendu sur la glace, on me retirerait du match. Ça m’était déjà arrivé avec les Blues [St. Louis]. Alors je me suis relevé rapidement, s’est-il souvenu. Mais les observateurs ont avisé le banc du chronométreur qu’il fallait me retirer de la partie. »

Dylan Larkin, des Red Wings, était pourchassé par Jeff Petry quand il est entré en collision avec le gardien Jake Allen, le 13 novembre.
Photo d’archives, AFP
Dylan Larkin, des Red Wings, était pourchassé par Jeff Petry quand il est entré en collision avec le gardien Jake Allen, le 13 novembre.

Un mal pour un bien

Les mentalités ont beau changer, rares sont les athlètes qui acceptent de quitter le match de leur plein gré. Dans ce cas-ci, comme dans plusieurs autres, la décision s’est avérée la bonne.

« On comprend que ça fait partie du jeu, que c’est pour notre santé et notre sécurité. Même si c’est frustrant, a reconnu le Néo-Brunswickois. Je trouvais que j’allais bien, mais lorsque j’ai passé les tests, j’ai constaté qu’il y a des trucs qui n’allaient pas. »

« Avec le recul, c’est donc une bonne chose qu’on m’ait retiré du match. Sans quoi, j’aurais probablement tenté de jouer en dépit de la situation », a-t-il poursuivi.

Tests d’équilibre

D’ailleurs, il est loin le temps où le soigneur demandait à son patient de lui indiquer le nombre de doigts qu’il lui montrait pour mesurer l’état de santé de son cerveau. Même les tests cognitifs ne sont plus suffisants, à eux seuls, pour évaluer la situation.

« Maintenant, ils nous font passer des tests d’équilibre. Pour les joueurs, ça va bien, car ils n’ont qu’à enlever leurs patins. Pour nous [les gardiens], c’est plus compliqué. Il faut retirer une bonne partie de notre équipement. C’est ça qui est le plus long », a raconté Allen.

Jake Allen
Photo d'archives, Martin Chevalier
Jake Allen

Carey Price

Au cours de sa tournée médiatique du week-end, Marc Bergevin a répété que ses joueurs avaient été sous le choc en apprenant les problèmes dont souffrait Carey Price.

Apparemment, plusieurs d’entre eux s’en voulaient de ne pas avoir été en mesure de les déceler et de lui venir en aide.

Une affirmation qu’a corroborée l’adjoint de Price.

« C’était assurément un choc à absorber. On s’apprêtait à partir pour Toronto quand on l’a appris, a raconté l’ancien du Junior de Montréal. On ne l’avait pas vu venir, même si on avait passé beaucoup de temps avec lui dans les semaines précédentes. »

Au moins, les nouvelles semblent bonnes depuis que Price est revenu dans le giron du club.

« Il nous manque. C’est notre meilleur joueur, le visage de cette concession. Mais c’est important de le soutenir. Je lui ai parlé ce matin [mardi] dans la salle d’entraînement, il a l’air dans un bon état d’esprit. Il travaille fort pour revenir. »

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