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La SQDC n’envisage pas de partenariat avec Uber

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La percée dans le monde du pot pourrait être plus compliquée pour le géant du transport Uber au Québec. La Société québécoise du cannabis (SQDC) « n’envisage pas » de partenariat avec la multinationale américaine.

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Hier, la direction d’Uber a annoncé que ses clients utilisateurs de la plateforme Uber Eats en Ontario pourraient commander des produits à base de cannabis chez Tokyo Smoke, une enseigne propriété de Canopy Growth.

Les consommateurs devront toutefois tout de même se déplacer en succursale et fournir une pièce d’identité pour valider leur âge avant de pouvoir récupérer leur commande, qui devrait être prête dans l’heure suivante.

Grâce à cette nouvelle offre, Canopy Growth et Uber espèrent qu’elles rivaliseront davantage avec le marché noir. Avant chaque commande en ligne, le client devra également confirmer son âge. 

Ce partenariat entre Uber et Tokyo Smoke est « une première mondiale pour une entreprise de livraison », affirment les deux compagnies.

Le détaillant Tokyo Smoke compte une cinquantaine de points de vente du côté de l’Ontario. 

Appel d’offres

Au Québec, ces dernières années, Uber Eats a participé à un appel d’offres visant à offrir un service de livraison à la SQDC. Elle n’a pas été retenue.

« À l’issue de ce processus, nous avons accordé le contrat à Postes Canada pour la livraison normale et E24 pour la livraison express », a répondu dans un courriel le porte-parole de la SQDC, Fabrice Giguère.

« Nous n’envisageons donc pas signer une entente avec Uber Eats », poursuit-il.

Seule la SQDC est autorisée légalement à vendre des produits récréatifs à base de cannabis au Québec.

En octobre 2018, rappelons que le Canada était devenu le premier pays du G7 à légaliser la consommation récréative de cannabis. 

La proportion des Canadiens achetant leur cannabis à des vendeurs a fortement baissé en mai dernier, passant de 51,3 %, début 2018, à 35,4 % fin 2020, selon Statistique Canada. 

– Avec l’AFP