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Le reconfinement ne doit plus être une option

Sad woman looking out of the window
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Un spectre hante l’Europe, celui du reconfinement.

En Autriche, aujourd’hui, on reconfine, et ailleurs, on l’envisage, devant la cinquième vague. À ce compte, on comprend que nous pourrons désormais compter les vagues covidiennes jusqu’à la fin des temps. 

Sommes-nous devant un virus saisonnier qui reviendra désormais nous hanter en boucle, de manière cyclique ? 

Cyclique

En France, si on refuse de reconfiner, et même d’envisager le reconfinement, le gouvernement explique que tous les moyens sont néanmoins envisageables. Message compris. 

Le confinement, à la manière d’une mesure radicale, certes, appartient désormais aux techniques de gestion sanitaire de nos gouvernements. Ce qui était encore inimaginable il y a deux ans appartient désormais à l’univers de la normalité covidienne. 

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Nuançons, toutefois, notre propos : le rapport à l’épidémie change aussi. Le progrès de la vaccination aidant considérablement, on constate que les vagues ne nous touchent plus de la même façon. 

Au rêve de l’éradication du virus s’est substitué l’objectif d’une neutralisation relative de ses effets – on pourrait aussi parler d’une dédramatisation de ses conséquences. 

On se demande même quels sont les indicateurs les plus appropriés pour bien aborder la crise sanitaire. 

Faut-il encore, de manière obsessionnelle, faire le décompte quotidien des cas, ou faut-il désormais porter attention principalement aux hospitalisations et à ceux qui sont en réanimation ? 

Hospitalisations

Si on privilégie cette dernière option, la gestion de la crise se transforme. Il faut désormais adapter le système de santé au cycle du virus et dégager les moyens nécessaires pour gérer ceux qui sont frappés gravement par la COVID. 

Mais le reconfinement ne doit plus être considéré comme une option. On ne peut pas mettre la société en pause à répétition. On ne peut pas non plus encadrer la vie sociale à coup de réglementations tatillonnes. 

C’est ce que j’appelle sortir psychologiquement de la COVID. C’est une urgence aussi.